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dont stand so close to me (leandro)
Jeu 16 Mar - 10:00


Un casting, ça te connaît. Tu ne savais pas marcher la première fois que tu t’es présentée à un casting et tu as été prise, autant dire que tu ne te sens pas vraiment stressée. C’est ton quotidien depuis tellement longtemps que tu gères les échecs et acceptes les réussites. Il n’y a pas si longtemps encore, tes parents t’accompagnaient à chacun de tes castings. T’étais alors si jeune et eux si fiers. Ça te fait bizarre de ne pas avoir ton père ou ta mère pour t’encourager, tu n’es pas encore tout à fait habituée. Les filles sont déjà nombreuses quand tu arrives dans les locaux. Elles sont toutes très belles mais ça ne te fait pas sourciller : tu as l’habitude. Tu les fréquentes régulièrement, la plupart de tes amies sont d’ailleurs des bombes atomiques. Ça ne te fait pas peur non plus. Tu reconnais certaines têtes, discutes un peu. Si déjà vous attendez toutes votre tour, autant rendre ce moment agréable. Et puis après une vingtaine de minutes, ton tour arrive. Tu arbores ton plus beau sourire et relèves le menton, prête à faire face à ceux qui vont te juger. Tu les salues, te présentes, et leur donnes ton book photo. C’est là que tu remarques son regard. Ce type en costard qui te regarde comme un prédateur regarde sa proie. Tu te figes. Tu te sens fusillée sur place. Quelque chose te met mal à l’aise et incroyablement bien en même temps. Tu n’as jamais ressenti ça et, pourtant, tu es habituée au regard des autres. Qui est cet homme ? Tu fermes les yeux, comme pour s’échapper de son emprise. Quand tu rouvres les yeux, tu déglutis et fais en sorte de ne plus croiser son regard. C’était trop troublant. Tu vas foirer ton casting en plus, à rester plantée là comme une illuminée. Tu te reprends. Tu fais un tour sur toi-même, lentement, qu’on ait le temps de t’observer. Tu portes un jeans moulant et un petit top qui dévoile ton ventre. On demande tes mensurations, tu réponds automatiquement, c’est une chanson que tu connais par cœur. « 165, 69, 84. » Tu souris. Enfin, tu essayes. T’es encore perturbé par cet homme que tu essayes d’ignorer mais qui es là, en train de te percer du regard. On te donne une autre tenue. Enfin, un maillot de bain. Tu t’isoles pour te changer. D’un coup, tu es fébrile. Tu n’as jamais été comme ça pour un casting. Personne ne t’a jamais mis une pression pareille. Et lui, sans un mot, il arrive à t’atteindre. Tu revois encore son regard sur toi et tu frémis. Mon Dieu, tu ne vas jamais oser te montrer devant lui en maillot de bain. « Mademoiselle, tout va bien ? » Tu ne t’en rends pas compte mais tu prends du temps. Il faut que tu sortes. « Euh… Oui, oui ! » Tu prends ton courage à deux mains et retournes te présenter. A nouveau, tu fais quelques tours sur toi-même. Tu déplaces ta chevelure. D’un côté, puis de l’autre. Tu as envie de disparaître.
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Re: dont stand so close to me (leandro)
Jeu 16 Mar - 10:50


Une journée intéressante qui te rappelait pour quelle raison tu aimais tant ce travail. Être le PDG d’une grande marque de créations, dans le monde de la mode, avait quelques avantages. Notamment pour les distractions. Passer un jour complet à admirer des prétendus mannequins, dans des maillots de bains de la collection, avait un goût d’amusement pour toi. Il faut dire qu’en dehors de tes conquêtes, tu passais le plus clair de ton temps dans ton bureau, enfermé à parler de budget et des actions ou du planning très serré de la nouvelle ligne de vêtements. Ceci dit, tu étais là non-seulement pour dénicher quelques beautés pour le défilé – qui aurait lieu ultérieurement – mais aussi pour la futur représentante des bijoux de Masseria’s Creations. Dont certains modèles étaient issus de tes doigts. Une véritable fierté pour toi, qui avait non-seulement le talent des affaires mais aussi le côté artistique. Ton paternel était très satisfait de tes capacités, en tous cas, et il ne manquait pas de te vanter auprès des autres hommes d’influence de la région.

C’est alors qu’une beauté, plutôt jeune, arriva dans la pièce. Si elle était pleine d’assurance et de nonchalance déguisée à son arrivée – sans doute avait-elle l’habitude des castings – elle devint subitement plus fragile lorsque tu apportas d’avantage ton attention sur elle et son corps. Tu la fixais avec une intensité dans le regard. Elle avait l’air angélique et frêle. Pas encore totalement femme, pourtant plus une enfant. Elle fit son tour pour que tu puisses encore plus aisément l’admirer, de haut en bas. Finalement, elle partit se changer avec un maillot de bain désigné : ultra-sexy et chic à la fois. Aussitôt, tu attrapas son book et tu parcourus distraitement les pages qu’il contenait. Tu relevas alors la tête lorsqu’une autre jeune femme déboula, très élégante et raffinée. Tu lui accordas moins d’attention qu’à cette « Arabella » - ainsi était-elle prénommée – bien que tu ne ratais rien du spectacle qu’elle t’offrait. Dès qu’elle fût éclipsée, la précédente revint dans sa tenue plus légère, qui laissait apparaître son corps encore timide. Elle est sublime, d’ailleurs. Tu relèves ça très nettement. Et, attendant ton verdict, elle semble autant à l’aise qu’un poisson hors de l’eau. Tu aimerais bien sourire, mais tu t’y opposes : les mannequins ne doivent jamais savoir ce que tu penses d’elles.

Le responsable du casting, qui a été chargé de dénicher les quelques demoiselles qui se présenteront aujourd’hui, se penche d’avantage vers toi. Il était debout, à ta gauche. Il tremble. Il a peur de toi et de ce que tu pourrais penser. Il déglutit, péniblement, tandis que tu fixes toujours Arabella. « Et elle, Monsieur Masseria ? » C’est qu’il a la voix qui flanche, le petit. Tu adores ça. Tu inspires le respect. La crainte. Tu touches tes lèvres avec ton index, que tu frottes contre. Tu détaches alors tes yeux du corps de la jeune femme pour son book, posé devant toi. « Mmmh. » Tu te demandes brièvement si elle sait qui tu es. Que tu es le PDG de Masseria’s Creations. Est-ce pour cela qu’elle est si intimidée ? Finalement, tu refermes le livre d’images. « Elle a des petits seins. » Lâches-tu devant elle, sans la moindre considération. Comme si elle n’existait pas. Comme si elle n’était même pas présente, au final. Le responsable blêmit aussitôt. Il n’osera cependant jamais te contredire. Et puis, les mannequins ont l’habitude des critiques… non ? « Oh euh oui… c’est vrai… » Affirme-t-il sans oser regarder Arabella dans les yeux, visiblement très mal à l’aise. Ca t’est égal. Tu prends alors quelques secondes de réflexion, tu attrapes le book et tu le tends à un assistant, juste derrière toi. Il s’empresse de l’attraper, comme si sa vie en dépendait. « Mettez-le dans la pile de gauche. » Expliques-tu posément. Le jeune homme s’exécute, sans rechigner. Et il est impossible pour le mannequin de savoir si c’est la bonne, la neutre ou la mauvaise pile. Tu reportes tes yeux sur elle et tu la dévores presque en une bouchée. Tu sais très bien qu’elle te donne envie d’autre chose que de la voir défiler sur un podium. Ceci dit, ce n’est pas le moment. Les affaires sont prioritaires. Tu fais alors un signe de la main, sans la quitter du regard. L’assistant balbutie. « Oh euh… merci et… SUIVANTE ! » Appelle-t-il rapidement. Puis il prend un air presque désolé et regarde la jeune femme. « On vous tiendra au courant. » Ajoute-t-il.
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Re: dont stand so close to me (leandro)
Jeu 16 Mar - 11:52


Tout le monde se montre toujours adorable avec toi. Tu es jeune, jolie et gentille. Pour certains, tu as même l’air fragile. Tu es donc cette jeune fille à protéger, à choyer. Jamais un mot de travers. Même pendant tes castings. Tu plais. Tes grands yeux de biche naïfs et tes sourires tendres ont raison de tout le monde. Tu es populaire sans même chercher à l’être. C’est bien la première fois que tu sens un regard pareil sur toi. Critique ? Oui, tu as l’impression d’être jugée. D’habitude, tu te sens appréciée. Ce n’est pas pour autant que tu es prise à chaque casting mais, quand même, tu fais toujours bonne impression. Alors pourquoi tu te sens en trop, là, maintenant ? Tu fais ton possible pour rester professionnelle mais, dans le fond, tout ce que tu souhaites c’est voir ton père. Tu aimerais qu’il soit là, derrière ces méchants jurés, les bras ouverts. Tu te réfugierais dans ses bras et vous ficheriez le camp. Mais il n’est pas là, tu ne le feras pas. Vous ne fonctionnez plus comme ça, tu n’es plus une enfant. Pourtant, tu donnerais tout ce que t’as pour en être une à nouveau, pour te protéger de tout ça. Masseria, ce nom parvient à tes oreilles. Tu comprends mieux. C’est le grand patron. Masseria’s Creations. On lui demande son avis d’ailleurs. Son avis sur toi. A nouveau, tu te figes. L’ambiance est bizarre ici, tu y es sensible. Comme si tu n’étais pas la seule à avoir peur de ce monsieur Masseria. En fait… Tout le monde a peur. Tu le vois à la tête que tire les gens ici. Incroyable. Tu as du mal à comprendre comment c’est possible mais tu es bien obligée de t’en rendre compte. Tout le monde semble être à sa merci ici, toi y compris. Ce qui suit te glace le sang. Des petits seins ? Quoi ?! Evidemment que tu as des petits seins, tu fais quarante-trois kilos. Si tu faisais un bonnet D avec une silhouette aussi frêle, ce serait carrément flippant. Tes yeux s’écarquillent sans que tu ne puisses trouver la force de dire quoi que ce soit. C’est une blague, une caméra cachée ? De tous les castings que tu as fait, jamais on ne t’a parlé ainsi. Et avant même que tu trouves le moyen de réagir, ils passent à la suivante. Tu retournes te changer et sors de la pièce, estomaquée. T’es révoltée. Tu as d’abord envie de partir d’ici au plus vite mais, finalement, tu décides de faire quelque chose de plus courageux. Tu attends. Oui, tu attends. Peu importe si tu attends trois heures, tu veux voir ce monsieur Masseria et lui dire que son comportement n’est pas correct. T’es à moitié endormie quand la dernière fille passe. Plus que quelques minutes et tu pourrais lui faire face. Tu sens la pression monter. Et si tu n’arrives finalement plus à décrocher un mot quand tu feras à nouveau face à Masseria ? Il sort, tu te redresses d’un coup. Ça y est, c’est le moment. Tu sautes sur tes deux jambes et viens te poster devant lui, lui bloquant le passage. « Rendez-moi mon book. » Tu essayes de te montrer ferme mais tu sens bien que tu n’es pas à la hauteur. « Je ne travaillerais jamais pour vous. Rendez-moi mon book. » que tu répètes cette fois avec plus d’aplomb. Tu n’arrives même pas à croiser son regard, c’est lamentable. « Je suis parfaitement à l’aise avec mon reflet dans le miroir et mes petits seins… Si ça vous dérange, très bien, on s’évitera de collaborer ensemble. » Et là, tu te surprends de tant d’audace.
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Re: dont stand so close to me (leandro)
Jeu 16 Mar - 12:11


Les minutes défilent. Les heures se passent avec une lenteur exquise. Tu vois des tas de jolies jeunes femmes, prêtes à se damner pour devenir la prochaine égérie, qui se dandinent devant tes yeux intéressés. Quelques-unes retiennent ton attention. Tu les mets dans la bonne pile, pour que tu puisses réexaminer leurs dossiers à tête reposée. Pour les autres, ce sera au responsable de leur annoncer la mauvaise nouvelle. Pas tout de suite, évidemment. Tu dois être certain que les mannequins choisies acceptent toutes le contrat. Aucune faute ne sera tolérée. C’est bien pour cela que tu as besoin, également, de l’avis des autres stylistes dans tes choix – bien que généralement, personne ne te contredit jamais. C’est presque ennuyeux d’avoir tant de pouvoir. Quoique… Ca t’amuse tout de même. Si bien que tu ne délaisserais ta place pour rien au monde. Après quelques débats et des commentaires pour ou moins élogieux – pour ne pas dire aucun positif – tu te redresses enfin sur tes deux jambes tout en replaçant ta veste et ta cravate. T’as toujours l’air sérieux, lorsque tu travailles. C’est primordial pour imposer le respect. D’ailleurs, l’assistant vient même à ta rencontre pour ôter un cheveu féminin qui s’est perdu sur ton épaule. Tu le remercies d’un signe de tête, sans aucun mot sympathique à son égard. Du moment que tu n’es pas méchant, il paraît que c’est bien. Ceux avec qui tu as l’habitude de collaborer le savent tous pertinemment.

Tu sors finalement du studio, préparé spécialement pour l’occasion, pour rejoindre la porte de sortie. Ceci dit, avant même que tu n’aies eu le bonheur de retrouver ta liberté et l’air frais, une demoiselle s’interpose. Tu la reconnais très bien : il s’agit d’Arabella. Tu as même retenu son prénom. C’est pour dire ! Néanmoins, tu vois bien à son regard qu’elle est remontée contre toi. Une mannequin colérique ? C’est presque pitoyable. Elle exige que tu lui rendes son book, puisque ses « petits seins » ne correspondent pas à ce que tu recherches – selon elle. Tu frémis presque d’impatience et tu sens ta rage te remonter dans la gorge. Tes yeux se plantent dans les siens. Les secondes s’égrainent. Tout le monde, derrière toi, retient son souffle. Comme si le moindre son allait te mettre dans un état si monstrueux que tout volerait en éclats. Autant son audace est admirative, autant tu ne supportes pas cette attitude de petite effrontée qui se croit supérieure parce qu’elle a un beau cul. Ceci dit, tu préfères opter pour la solution la plus diplomatique : l’indifférence. « Très bien. » Lâches-tu, sur un ton totalement neutre. « Rendez-lui son book. » Tu claques des doigts et, aussitôt, l’assistant – qui porte une grande pile de books – les dépose sur le sol pour fouiner. Finalement, il le retrouve sans grande peine puisqu’il était le troisième. Il tremble en te tendant le précieux objet. Tu l’attrapes avec une main – qui elle ne tremble pas – et tu lui tends son livre de photographies tout en continuant à la fixer – tu ne l’as pas encore lâchée des yeux. « C’est dommage pour vous, vous étiez dans la bonne pile. » Commentes-tu. Ce n’est nullement des excuses. Rien d’autre qu’une constatation poignante. Heureusement pour la jeune femme, vous n’êtes pas dans ta chambre. Sinon, tu aurais été obligée de la punir très sévèrement. « Mais ce ne sera pas trop difficile de vous trouver une remplaçante. » Dis-tu, sans la ménager, sur un ton d’autant plus froid que précédemment. L’assistant tente alors de reprendre – tant bien que mal – la pile de toutes les convoitises. Et tu dépasses alors la demoiselle pour rejoindre l’extérieur, entouré par quatre personnes du casting et l’assistant. Tu constates alors qu’elle a un parfum qui lui va bien. C’est intéressant.
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Re: dont stand so close to me (leandro)
Jeu 16 Mar - 12:44


Tu aimes être traitée comme une princesse. Pour rien au monde tu n’aimerais qu’on vienne te bousculer. Tu aimes être choyée, traitée comme si tu étais précieuse. Tu viens de subir tout l’inverse et tu ne t’en remets pas encore. Comment c’est possible ? Tu n’en sais rien. En tout cas, une chose est sûre : tu n’arrives pas à digérer. Toi qui n’as pas l’habitude d’être en colère, tu fulmines de l’intérieur. Tu as envie de piquer une colère, comme une gamine, parce que quelque part c’est ce que tu es. Tu sors à peine de l’adolescence. Toi, tu crois encore que le monde est beau et plein de paillettes. Tu n’arrives pas à intégrer qu’il puisse y avoir des gens méchants qui sont susceptibles de t’atteindre. Tu hallucines. Si tu n’as pas su réagir tout de suite, là, tu donnes tout ce que t’as. Et tu n’es pas au bout de tes peines. Masseria joue l’indifférence totale. Tu es encore plus offusquée que lorsqu’il a critiqué ta poitrine. Dans le fond, tu t’attendais à ce qu’il te dise qu’il est désolé, qu’il essaye de te convaincre de garder ton book. Tu n’as pas vu venir ce revirement de situation. Ta bouche se déforme, tu fais un joli O avec tes lèvres. Pour qui il se prend ? Ok, c’est le PDG d’une entreprise tout à fait florissante. Et alors ? Il n’est pas dispensé de respect te concernant pour autant. On te rend ton book, un extrait de toute une carrière. On te voit bébé, enfant, jusqu’à l’âge adulte. Presque dix-huit ans de carrière. Ça vaut de l’or ! Le pire, c’est qu’il ne te lâche pas des yeux. Tu sens la pression, tu la subis. Tu as envie de craquer et de te mettre à hurler. Tu ne le fais pas. Tu inspires profondément. Il reprend, t’informes que tu étais dans la bonne pile. Tu avais donc tes chances… Eh bien, tant pis ! Tu n’es pas prête à mettre de côté ta dignité pour travailler avec quelqu’un. Non mais franchement, t’es une petite starlette en Italie, il n’y a qu’à ouvrir un magasine pour le voir ! Tu retomberas sur tes pattes. Tu fais une petite moue boudeuse, accompagnée d’un regard qui se veut menaçant. « C’est dommage autant pour moi que pour vous, j’ai envie de dire. » Tu croises les bras sur ta poitrine, ton book serré contre toi. Tu es prête à partir mais Masseria lance la bombe finale. Pas difficile de te remplacer ?! Tu fais un bond sur place, remuée par la surprise et la colère qu’une telle affirmation provoque chez toi. Tu te presses pour le rattraper alors qu’il prend la sortie. Tu marches à ses côtés, tant bien que mal. Tu es obligée de faire trois pas quand il n’en fait qu’un mais tu y arrives. « Vous vous prenez pour qui ?! Je fais ça depuis que j’ai six mois et personne ne m’a jamais parlé comme ça. » Tu as un regard pour ce que tu devines être son assistante. Elle a l’air sous pression, totalement nerveuse. La pauvre. « Et vous… » que tu dis à l’attention de la jeune femme. « Vous n’êtes pas son esclave ! Sans déconner, c’est fini cette époque ! Démissionnez et allez bosser pour quelqu’un qui sait ce que le respect est. » Intrépide vous avez dit ? C’est une de tes qualités… Ou de tes défauts, ça dépend des moments. Là, tu ne sais pas sur quoi parier. Est-ce que c’est une bonne idée de régler tes comptes ? Ou est-ce que tu ne ferai pas mieux de laisser tomber, quitte à ne pas avoir le dernier mot ?
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Re: dont stand so close to me (leandro)
Jeu 16 Mar - 13:18


Toi, tu as dû te battre pour en arriver où tu es. Ta place, tu ne t’es pas assise dessus à ta naissance. Le chemin a été périlleux et particulièrement chaotique. Tes traumatismes ont forgé ton caractère si volcanique. Mais tu as appris, grâce à ta famille, à maîtriser chacun de tes mots, chacun de tes gestes, pour que nulle personne autours de toi puisse démasquer ce que tu ressentais. Les tempêtes, tu les gardes dans ton intimité, lorsque tu te retrouves seul et que tu décides de détruire un objet de valeur ou une pièce entière. Personne n’est là pour apercevoir le monstre qui sommeille en toi. Il n’y a que le service pour le ménage qui s’en rend compte, le lendemain matin, lorsqu’ils doivent nettoyer les dégâts. Et, évidemment, ils ont signé un contrat dans lequel il est stipulé qu’ils ne doivent parler sous aucun prétexte à qui que ce soit de ce qu’il se passe entre les murs de ta résidence. Alors, lorsque tu aperçois ce bout de femme tenter de brasser de l’air en s’agitant et en s’époumonant, tu ne peux que sourire du coin des lèvres. Elle se pense impressionnante, sans doute. Elle n’a aucune idée de ce qu’est la véritable colère. Celle qui gronde au fond de toi. Pour tout avouer, cela t’amuse de la voir s’agiter dans tous les sens. Elle finit même par tenter de raisonner ton assistante si dévouée. Cette dernière ne sait d’ailleurs même plus où regarder et préfère baisser la tête plutôt que d’affronter ton regard. Toi, tu te contentes de fixer cette petite agitatrice, qui revendique son statut avec une arrogance qui t’exaspère profondément. Elle prétend que tu lui manques de respect ? Elle n’a encore rien vu de la vie. Pour peu, tu lui aurais rigolé au nez. Heureusement, tu préfères te retenir. « Pour dire que vous êtes dans l’industrie de la mode depuis que vous avez six mois, vous manquez cruellement de professionnalisme. » C’est cinglant et réaliste à la fois. Les mannequins sont jugés sur leur physique, en toutes circonstances. C’est leur métier d’être au plus proche de la perfection. Mais comme cette dernière n’existe pas, la plupart d’entre eux essuient des critiques, de temps à autres. Pas forcément mauvaises, ni bonnes. Comme toi, précédemment, qui relevait un point sur ce corps que tu avais aperçu. Certes, la demoiselle était délicieuse. Dans un autre contexte, tu l’aurais certainement désirée. Cependant, dans ton état actuel, tu ne te permettais pas de penser à ça. Ou du moins, tu ne l’exprimais pas le moins du monde. « De ce fait, je suis très satisfait de ne pas avoir à travailler avec une adolescente qui se comporte comme une petite princesse pourrie gâtée. » Cette fois-ci, l’attaque est plus personnelle et moins retenue. Tu n’as pas envie de perdre ton temps d’avantage avec elle, qui se croit aussi belle que le soleil. Pourtant, elle devrait être réaliste : elle n’est pas Kate Moss. Sa renommée n’est pas internationale. Et quand bien même, il est essentiel de savoir se ramasser quelques réflexions au visage, si on veut progresser ou assumer ses formes. Des filles comme elle, tu en croises souvent. Bien que d’ordinaire, elles préfèrent se taire et assurer leur contrat plutôt que d’être blacklistées pour de prochains événements. Car il ne faut pas croire : cette petite crise d’exubérance aura des conséquences pour sa carrière. Et dans peu de temps. Tu allais t’en assurer. « Alors, si vous avez terminé d’aboyer sur mon assistante et de vous ridiculiser, je vous prie de vous pousser. » Lances-tu finalement, pour clôturer ce débat profondément ennuyeux.
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Re: dont stand so close to me (leandro)
Jeu 16 Mar - 14:05


Quand tu agis, tu ne réfléchis jamais aux conséquences. C’est comme ça, tu es impulsive et irréfléchie. Tu vis sur l’instant, c’est tout. Peut-on mettre ça sur le dos de ton jeune âge ? Probablement. L’éducation privilégiée que t’ont offert tes parents y joue un rôle également. Tu es née et as grandis en étant persuadée d’être spéciale. Unique, même. Ça fait des années que tes parents s’extasient sur le moindre sourire que tu fais, la moindre photo de toi. Et ils t’ont tout donné. Ils ont une situation confortable tes parents, ils t’ont offert tout ce que tu désirais sur un plateau d’argent. Notamment ton travail. Pas question pour eux que leur petite fille adorée travaille autant que ses parents. Pas de longues études, pas de réunion jusqu’à tard le soir. Ils compensent. Ils ont toujours fait leur possible pour être le plus présent pour toi mais quand ils ne l’étaient pas, ils se sont à chaque fois rattrapés. Avec des cadeaux, bien sûr. Tu as rapidement eu le droit à une carte bancaire. C’était pratique. Pas besoin de compter, il n’y a rien qu’ils t’auraient refusé de toute façon. Alors, forcément, tu as tendance à te comporter comme une petite princesse pourrie gâtée. Masseria dit vrai. Seulement, tu ne l’entends pas de cette oreille. Aucun mot ne sort de ta bouche pourtant. Tu ne trouves plus aucune défense. T’es KO. Comme quoi, t’es pas spécialement tenace… T’as été vite mise au tapis. D’un autre côté, c’est normal. Tu ne fais jamais ça. Tu ne te rebelles jamais comme ça, on ne te donne jamais de raison de le faire. N’étant pas entrainée à l’exercice, forcément, tu te retrouves vite à bout d’argument. Sur ce terrain-là, tu veux bien reconnaître que Masseria est plus fort que toi. Et il te plante là, dans l’indifférence la plus totale, au beau milieu du trottoir. Tu restes un moment sans bouger, interdite. Tu viens de te prendre une déculotté mémorable et tu n’as rien vu venir. Tu mets un moment avant de reprendre tes esprits et de te mettre à marcher. Plus jamais tu ne foutras les pieds dans un casting pour ce type. En fait, plus jamais tu ne veux le voir. C’est bizarre, pourtant, parce que tu ne fais que revoir ses yeux te transpercer. Quel regard ! Tu n’es pas prête d’oublier. Ok, c’est un sale type… Mais si c’était un sale type qui te plait ? Non. Impossible. Tu ne peux pas y croire. Et pourtant… Son regard est gravé dans ta mémoire. Sa bouche aussi. Mais il doit y avoir une autre raison, évidemment. Un mec comme ça ne peut pas te faire de l’effet. Quand même ! Il a l’air détestable. Hors de question, tu bannis cette option de ton esprit.

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