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[At the MfM] Impossible Heart — PV Ambrosia
Mer 15 Mar - 14:51





     


 
Ambrosia & Calliope
Impossible Heart

Elle était presque déçue de n’avoir revu Ambrosia depuis cette soirée. Elles discutaient certes, via l’application parfois, mais plus souvent par SMS, mais elles ne s’étaient pas encore organisées pour se revoir. Pendant un moment, l’américaine avait espéré qu’elle la surprenne à nouveau, et qu’elle vienne la voir au club ; et à ces fins, elle y avait passé toutes ses nuits, même lorsqu’elle n’y travaillait pas. Elle était fatiguée, plus qu’à l’accoutumée, mais ça ne l’avait pas empêchée d’y rester plus que ce qu’elle aurait dû. Elle était d’ailleurs surprise de son propre comportement. Calliope n’avait jamais été le genre de femme à se languir des attentions d’un, ou d’une autre, et pourtant, voilà qu’elle se retrouvait à attendre qu’Ambrosia revienne. Elle n’avait pour autant pas envisagé de lui demander elle-même de la fréquenter. Depuis son accident, l’américaine avait perdu toute notion de confiance en soi, et elle craignait que si l’italienne acceptait, ce serait par pitié, plutôt que par véritable intérêt. Alors bien sûr, elle savait qu’Ambrosia avait été, si ce n’était charmée, au moins intéressée, et elle espérait qu’elle veuille la voir quoi qu’il arrive. Quoi qu’il en soit, elle n’osait pas être la demandeuse d’une telle rencontre, et elle désespérait donc au coin du bar, en pleine journée.

Calliope n’était jamais au travail pendant la journée. D’ailleurs, à part la rare répétition, les seuls présents pendant la journée étaient Luther, qui s’occupait de restocker le bar et la cave, et les agents de nettoyage. Ce jour-là, plutôt que de désespérer seule chez elle, à essayer de lire sans y arriver ; et n’ayant aucune envie de sortir toute seule dans la rue, elle s’était pointée également au club, sous l’excuse vaseuse de faire réaccorder son piano. Le piano avait été réaccordé depuis deux heures déjà, et elle avait joué pendant près d’une heure par la suite, mais à présent, elle enchaînait les whiskys avec un empressement qui inquiétait même Luther. Il serait mentir de dire qu’elle ne buvait plus, mais depuis qu’ils étaient venus à Verona, elle buvait plus rarement, et semblait limiter ses soirées de beuverie à deux ou trois jours par semaine. Là, il était à peine quinze heures, et elle était déjà bientôt ivre. Complètement affalée dans un fauteuil, elle avait la bouteille presque vide posée sur la table devant elle, un verre dans sa main gauche, une cigarette dans sa main droite, et un cendrier déjà bien rempli en équilibre sur sa cuisse.

C’était Luther, qui envoya le SMS, au détriment de Calliope. Cette dernière avait abandonné son téléphone quelque part sur le bar, avant se plonger dans sa dépendance avec gusto. Totalement distraite, elle ne fit pas un instant attention à ce qu’il faisait. L’homme, terrible entremetteur, rédigea un message à Ambrosia, comme il suit : ‘Hi ! You’ve been sayin’ how you want to learn the piano, whatcha doin’ this afternoon ? I’m at the Club, and I’d love to see ya’. Calliope ne rédigeait pas ainsi, et écrivait rarement en anglais à l’attention d’Ambrosia, mais le raisonnement de Luther pouvait se tenir : il devrait simplement préciser qu’il était celui ayant pris en note la demande de Calliope. Le méfait effectué, il reposa le téléphone à sa place, et retourna vaquer à ses occupations ; entre autres, son inventaire. Il ne savait pas si c’était particulièrement une bonne idée, de confronter Ambrosia à une Calliope ayant bu, mais il se dit que ce serait bien un moyen de voir si la jeune femme resterait ou pas en contact avec sa boss ; si elle l’appréciait vraiment. Et si Calliope essaierait de le tuer, il ferait en sorte de disparaître le moment venu.

L’américaine, totalement déconnectée, versa la dernière goutte de bourbon dans son verre, et laissa tomber la bouteille distraitement au sol, l’objet amorti par la moquette. Entendant ses pas derrière elle, elle tourna légèrement la tête, orientant son attention vers la personne. « L-Luther, wou-would you mind b-bringing me anoth-er bottle, ple-ase ? » Loin de se douter que derrière elle se tenait non, ce n’était pas Luther derrière elle, mais bien Ambrosia.


     
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Re: [At the MfM] Impossible Heart — PV Ambrosia
Jeu 16 Mar - 21:57



     
Calliope & Ambrosia

       
       
Impossible Heart

Ah ! Entre ses projets, son boulot à mi-temps dans un salon de tatouages et ses récentes découvertes, la Renaldi n’avait eu le temps de rien, à part de s’effondrer, le soir venu, pour roupiller avec le gros chat de Zizi. Elle regrettait de ne pas avoir eu l’occasion de retourner au club de Jazz et s’en voulait terriblement, inondant presque la propriétaire de messages. Peu à peu, elle avait délaissé l’application, jugeant préférable de passer aux SMS : elle trouvait le contact plus simple, plus vrai et plus concret, aussi, alors que sur /LOVE, tout lui paraissait si faux, et vide, maintenant. Elle n’y était plus vraiment retournée, d’ailleurs, depuis qu’elle avait rencontrée Calliope, comme si elle savait qu’elle n’y trouverait plus rien de bon, comme si elle avait déjà décroché ce pour quoi l’application avait été faite, finalement.

Ce matin – à 13h bien entamées, excusez du peu – la cendrée n’avait rien eu à faire, à part profiter de sa journée de repos. Pour une fois qu’elle n’avait aucune obligation ou aucun engagement, elle avait jugé nécessaire de faire la grasse matinée, surtout que la dernière fois qu’elle aurait pu glander et se lever tard, Leilani l’avait sortie de son sommeil un peu trop tôt à son goût. Mais ah, quelle importance ! S’extirpant de son canapé et s’étirant comme un gros chat, elle se dit qu’il était peut-être temps d‘aller revoir l’américaine. Rapide coup d’œil à la cuisine, elle opta d’abord pour la salle de bain où elle se débarbouilla longuement sous le jet presque brûlant de la douche, effaçant de son visage les traces d’une fatigue accumulée ou les marques bien affichées des plis de son oreiller. Chatonnant un vieux tube de Paloma Faith, elle se lavait les cheveux, appliquant son toner pour raviver son gris, l’entretenir et s’amusa à regarder, ensuite, l’eau se farder d’un violet éclatant.

Une fois sa toilette terminée, Bonnie Tyler l’accompagna pour son casse-croûte improvisé, alors qu’elle réfléchissait encore à ce qu’elle allait se mettre sus le dos. Pas que cela soit bien important ; Calliope ne pouvant la voir, mais elle se disait que son barman pouvait toujours lui dire, après coup, si elle s’était habillée comme un sac, ou pas. Le printemps pointant le bout de son museau, la gamine n’avait plus besoin de trop se couvrir, et choisit quelque chose de léger et de coloré, restant bien dans les clous de son style rétro. Ajoutant une touche de maquillage, la jeune fille se trouvait fin prête pour partir à la conquête du… Bzz-bzz. Bzz-bzz. Son cœur marqua un temps d’arrêt : le numéro qui s’affichait n’était autre que celui de la femme qui se glissait parfois – bon, okay, souvent – dans ses rêves. Et c’était plus fort qu’elle, Ambrosia souriait, sautillant presque sur place, pour la coïncidence. Calliope semblait vouloir la voir et, même si ce n’était sûrement pas elle qui avait tapé le message, rien n’aurait pu rendre la cendrée plus heureuse.

Le barman devait pourtant être derrière le coup, parce qu’à bien y regarder, Calliope ne lui écrivait jamais ainsi… Ah. Cela piquait la curiosité de la jeune fille, qui, depuis la dernière – et la seule – fois qu’elles s’étaient rencontrées, se demandait ce qu’il y avait entre la brune et le barman. Étaient-ils plus que des collègues, avaient-ils eu une aventure ou encore, étaient-ils de ce genre de couples qui se laissent une grande liberté ? Assurément, si Calliope était sur /LOVE, c’est qu’elle cherchait peut-être quelque chose, non ? Jugeant que cela ne servait pas à grand-chose de se torturer l’esprit, elle jeta son poncho sur ses épaules et vissa son inséparable fedora sur son crâne. Elle n’avait pas besoin de se presser, pourtant, elle courrait presque, voulant arriver le plus tôt possible afin de passer le plus de temps en compagnie de la jeune femme et ainsi rattraper un peu les rencontres manquées. S’arrêtant abruptement à un distributeur, elle prit de quoi éponger ses dettes et se prendre quelques verres, avant de reprendre sa route pour, finalement, arriver devant la porte de l’établissement qui ne tarderait pas à être son préféré, bientôt, avec celui où elle avait rencontrée Satine la merveilleuse.

Pénétrant dans l’ambiance cosy du club, Ambrosia jeta un coup d’œil et repéra assez facilement la brune, qu’elle ne tarda pas à rejoindre, après avoir prit de quoi boire. Elle avait le sourire aux lèvres, et s’était attendue à retrouver une femme charmante, comme la dernière fois, mais certainement pas… Certainement pas dans un tel état. Elle resta d’abord là, en silence, observant Calliope et jetant un coup d’œil curieux au barman. Pourquoi était-elle ivre ? Non… Pourquoi était-elle ivre à cette heure de la journée ? C’était plutôt ça, la véritable question. Prenant son courage à deux mains, la Renaldi prit place dans un fauteuil, aux côtés de l’américaine. « Calliope ? » - elle se racla la gorge – « Tout va bien ? » - elle posait maintenant son verre sur la petite table devant elles. – « Je suis désolée, j’aurai aimé passer plus tôt, mais ah… On ne m’a pas laissé tranquille, depuis la dernière fois. » Elle riait doucement, tentant de dissiper le malaise qui aurait pu s’installer entre elles. « Je peux vous prendre quelque chose à boire ? De l’eau, de l’eau peut-être ? » Elle se releva bien vite et alla chercher un grand verre d’eau, au bar, avant de revenir. « Tenez. » Elle le posa devant elle, se rasseyant ensuite, un peu plus près de l’étrangère.

Elle pouvait l’observer à la lumière du jour, aujourd’hui, et, alors que les ombres ne dansaient pas encore, dehors, alors que le soleil n’avait pas encore l’intention de piquer du nez, elle pouvait voir Calliope, la voir, sans filtre, sans charmes, peut-être. La mélancolie qu’elle lui avait trouvée, presque deux semaines avant, était plus brute encore, et plus autrement plus visible. L’alcool ne devait pas aider, sûrement, et Ambrosia se demandait si justement, l’alcool n’était pas pour quelque choses ou peut-être même la cause des cicatrices qu’elle devait porter. « Vous avez pris de l’avance… C’est de la triche, je vais devoir vous rattraper ! » Elle ne savait pas trop ce qui lui avait pris, non, mais qui était-elle pour juger ? Elle aimait bien se la coller, occasionnellement, alors bon, pourquoi pas… Elle finit son verre d’une traite, et – non sans une grimace – repartit vers le barman. « Luther, c’est ça… ? Hm. J’vais reprendre un autre verre. Un peu plus corsé, peut-être ? Je ne vais pas la laisser seule dans cet état, la gueule de bois, c’est plus drôle, à deux... » Elle avait sourit, attendant que le grand black lui serve son autre verre et déposant tout son argent sur le comptoir. Qui sait ? Elle n’allait peut-être plus savoir compter, dans quelques heures. « Me revoilà ! Bon… Le piano. Je suis un peu timide, alors, hm. Je bois, pour être plus à l’aise, mais dans quelques instants, on pourra s’y mettre, si ça tient toujours ? » Elle prit une gorgée de son second cocktail, et ARG, le petit bâtard ! Elle lui jeta un coup d’œil, à la fois choqué et amusé : elle l’avait peut-être demandé un brin plus corsé, mais il n’y avait de soft que pour apporter un peu de couleur à son verre. Celui-là, il allait avoir du mal à passer !


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Re: [At the MfM] Impossible Heart — PV Ambrosia
Ven 17 Mar - 14:35





     


 
Ambrosia & Calliope
Impossible Heart


Elle entendit le fauteuil à côté d’elle s’affaisser sous le poids d’un corps inconnu. La voix la fit sursauter violemment, et elle en lâcha presque son verre de surprise. Ses doigts étaient humides de whisky, et elle but le reste de son verre en une longue gorgée, détournant son attention du gros problème qui venait de lui tomber sur les genoux. Mais l’Italienne, dont elle avait pourtant espéré la venue, était bien là, et elle continuait de lui parler. Malgré tous ses efforts, Calliope ne pouvait que l’entendre, et elle grogna légèrement en réponse à sa question. Clairement, elle allait bien : elle n’était qu’enivrée, ce n’était pas si surprenant que cela. Alors, certes, il était tôt, et Ambrosia n’aurait pas pu soupçonner la tendance qu’elle avait à boire plus que raison, mais cela ne méritait pas une telle observation, si ? Si elle avait eu ses yeux, elle l’aurait regardée comme si elle venait de se faire pousser une deuxième tête. De l’eau ? Avait-elle vraiment offert de l’eau ? Mais bien vite elle était revenue, et avec un verre plein, qu’elle pouvait entendre se poser sur la table. Elle soupira. « Ambrosia … Q-ue faites-vous … ici ? »

Elle ignora totalement le verre d’eau sur la table, caressant distraitement son verre vide. Ah, elle avait soif d’encore une goutte du liquide ambré, avait soif de cette brûlure. Elle en crevait d’envie. Elle se tourna vers là où elle savait que Luther était, et resta fixée sur lui pendant un long moment, levant son verre en le secouant légèrement, espérant qu’il comprendrait le message sans qu’elle n’ait à se répéter. Ambrosia était toujours là, à la regarder, elle pouvait sentir son regard qui semblait lui brûler la peau. Luther n’arrivait pas, et elle devenait de plus en plus contrariée. Les lèvres pincées, elle fit face à l’Italienne à nouveau, sa main libre tripotant nerveusement le tissu qui couvrait son genou. La tentative d’humour de la jeune femme lui arracha à peine un sourire, et elle détourna la tête, la baissant finalement, son visage obscurcit par ses mèches lâchées. Elle ne savait comment prendre la présence d’Ambrosia à ses côtés. Elle avait voulu la voir pendant si longtemps, et maintenant qu’elle était là, ce n’était pas le bon moment. Calliope qui buvait n’était pas agréable, à peine au début, et jamais à la fin. Elle était colérique, elle était froide et cruelle. Elle avait l’alcool mauvais, et malgré son état, elle ne voulait soumettre la jeune femme à cela ; elle ne l’avait pas mérité.

La demoiselle ne semblait pas tenir en place, et elle était repartie vers Luther une nouvelle fois, demandant un autre verre, plus alcoolisé. Un espèce de sourire se dessina sur les lèvres de l’Américaine, et elle se dit que, peut-être, elles pourraient y arriver si elles étaient toutes deux alcoolisées. Elle n’avait pas vraiment d’espoir, pour autant, car elle connaissait son mauvais caractère. Le plus sûr était de faire partir la jeune femme, quitte à ne plus la voir ; elle ne voulait pas risquer de la blesser avec l’un de ses commentaires ivres dont elle avait le secret. Elle savait qu’elle avait blessé Luther de nombreuses fois, et elle ne comptait pas sa chance lorsqu’il la pardonnait et qu’il revenait le lendemain. Elle pouvait deviner que ça l’attristait de la voir se mettre dans des états pareils, mais parfois les souvenirs revenaient au galop, et la vie devenait juste … trop. Elle avait préféré l’alcool au dépérissement total, et elle se voilait la face lorsqu’elle se disait qu’elle allait bien, qu’elle n’avait pas besoin d’aide, et qu’elle n’était pas déprimée. Elle était déprimée, profondément, et le pire dans tout cela, c’est qu’elle n’avait même pas commencé à appréhender la mort de son mari.

La présence d’Ambrosia la ramena douloureusement à la réalité, et elle en lâcha son verre cette fois-ci, l’objet rejoignant la bouteille qui était tombée quelques minutes plus tôt. Ses mots la firent tiquer, et elle fronça les sourcils soudainement, levant sa main pour l’interrompre. « The piano ? What ? D-de quoi parles … tu ? » Un éclair traversa son esprit et elle se tourna violemment vers Luther, se mettant sur ses pieds et titubant dans le même mouvement. Elle faillit trébucher et se rattrapa in extremis, s’accrochant à son fauteuil avec une poigne d’acier. « L-uther, what is she … talking about ? D-Did you tell her to come … here ? » Déjà, elle se dirigeait vers l’homme, et en quelques secondes, elle était au comptoir. D’une main fébrile, elle chercha son téléphone, alors qu’elle entendit la porte de la réserve se refermer. Frustrée, elle frappa le comptoir du plat de sa main, et lâcha un profond soupir, s’y accoudant un instant. Elle prit sa tête entre ses mains, et chercha à se recentrer, sans trop de succès. Finalement, elle se retourna pour faire face à Ambrosia, s’appuyant contre un tabouret pour ne pas perdre l’équilibre. « Je suis … désolée, Ambr-osia. Je … Tu n’es pas c-censée me … voir comme … ça. » Elle se mordit la langue, cherchant à se calmer à nouveau alors que son sang bouillait dans ses veines. « Tu devrais p-peut-être pa-rtir. »



     
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Re: [At the MfM] Impossible Heart — PV Ambrosia
Lun 10 Avr - 17:00



     
Calliope & Ambrosia

       

       
Impossible Heart

La Renaldi ne savait plus si elle voulait tousser parce que son verre était trop alcoolisé, ou si elle voulait juste dissiper cette angoisse qui lui prenait la gorge. Elle avait repris une grosse gorgée de son verre, pour essayer de se calmer, pour essayer de se ‘mettre dans l’ambiance’ mais elle avait plus de mal que prévu, finalement. A bien y regarder ; et alors qu’elle observait les faits et gestes de l’américaine, Ambrosia ne put s’empêcher de penser qu’elle avait déjà vu ça, quelque part. Pas chez elle, non, pas dans sa famille non plus, mais chez des gens suffisamment proches pour que l’expérience ait pu la marquer. Les gestes indécis, la posture chancelante, Calliope avait cette démarche, aussi, de ceux qui ont vraiment trop bu. A cette heure-ci ? Il ne pouvait y avoir qu’une seule explication, non…? Ah… Ah. Sur tout ce que la toile à offrir, sur tous ceux qu’elle aurait pu rencontrer, la cendrée était tombée sur une alcoolique.

Jetant un sourire timide et surtout désolé à Luther, l’italienne s’enfonça un peu plus dans son fauteuil, faisant enfin attention au confort qu’il lui offrait. Elle aurait bien pu passer des heures, le cul délicatement posé, là, ou même s’y endormir. Oui, la gamine avait cette tendance à dormir n’importe où, et surtout n’importe comment, alors il ne lui était pas difficile de s’imaginer crasher là, et roupiller après une bonne cuite bien calibrée. Mais, elle s’éloignait du principal souci : la brune. Déjà, le barman se retranchait à l’arrière du bar, laissant Calliope gérer seule le chaos qu’il semblait lui avoir créée. Eh…

Soupirant finalement, Ambrosia se força à finir son cocktail. Elle ne grimaça pas, cette fois-ci, accueillant la morsure de l’alcool avec soulagement, presque. Une fois de plus, elle s’était levée, rejoignant le bar sur lequel elle posa son sac, juste à côté de Calliope. Elle avait les sourcils froncés par la concentration - qui peinait à venir - alors que l’alcool qu’elle avait ingurgité – le ventre vide – commençait peut-être à danser dans son organisme. A cet instant – et même si elle n’aurait pas dû penser à ça – elle comprenait parfaitement l’expression « Manger c’est tricher », alors qu’effectivement, les effets de l’alcool semblaient plus rapides, quand on avait rien dans le bidou.

Et c’était là, enfin, qu’elle entendit la légère altération dans la phrase de l’américain. « Tu ». Plus que sa requête, l’emploi de ce terme changeait pas mal de choses, entre elles et lui fit prendre une autre décision, alors. Lorsqu’elle avait finit son verre, Ambrosia s’était demandé s’il n’était pas plus judicieux, en effet, de partir et de ne pas la voir ainsi, ou au moins de ne pas l’encourager dans son alcoolisme, mais maintenant, maintenant qu’elle avait fait un pas de plus dans l’intimité de la brune, elle se dit qu’elle pouvait bien laisser ‘glisser’ la journée pour voir, après, ce qu’il serait possible de faire pour elle. « Vous voir comment ? Légèrement imbibée ? » - elle rit, doucement, s’approchant un peu plus de l’étrangère – « Vous m’avez donné envie de boire, et c’est un comble, mon verre est vide, maintenant. Et je dois toujours vous rattraper… » Elle espérait que Luther ne tarderait plus à revenir pour lui servir autre chose – des shots, peut-être ? – et accélérer le processus. « C’est une grande première, je n’ai jamais été cuitée aussi tôt dans la journée, mais il faut bien que jeunesse se passe ! » Elle riait encore doucement, pas moqueuse le moins du monde. La vérité, c’est qu’elle ne voulait pas partir, même si Calliope était ivre. La vérité, c’est qu’elle avait envie d’aller plus loin, et de lui parler, peut-être, aussi, de tout et de rien, l’alcool lui déliant sûrement la langue. « L’alcool, ça me… Ça désinhibe. Et ça tombe bien, vous m’intimidez… Je serai plus détendue, plus ouverte, et j’avoue avoir envie de vous parler de tout, du temps, de mon premier bobo, de mon dernier mec, de mes études, de pourquoi je suis revenue à Vérone. C’est con, hm ? Surtout si vous n’en avez rien à faire, au final ! » Elle repensait aux dessins qu’elle trainait toujours dans son sac, à ceux de cette femme, nue, entre les pages de son carnet. Qui sait, elle les lui ‘montrerait’ peut-être, ce soir ?

« Je vais vous prendre la main… Et on va aller se rassoir ? » Il lui semblait bon de la prévenir, au cas où elle ne veuille pas, au cas, aussi, où elle serait trop surprise et qu’elle réagirait mal. Ajoutant le geste à la parole, elle guida la pianiste à la table qu’elle occupait plus tôt, se rasseyant ensuite. Etrangement, elle n’était plus aussi stressée qu’avant. Voir les failles des autres avait cet effet, en général : elle trouvait que les défauts rendaient les gens plus humains, moins effrayants, et cela calmait l’italienne, assez, assez pour se retrouver au même niveau que ceux en face d’elle.  « On peut repousser la séance de piano à plus tard, si ce n’est pas le bon moment. Et, Luther revient quand ? » Elle souriait, s’adossant complètement dans le fond du fauteuil.  Elle prit alors une grande inspiration, fermant les yeux un instant. Il fallait se jeter à l’eau, maintenant, où sinon… Sinon la mayonnaise ne prendrait jamais. « J’ai lâché mes études. C’est pour ça que je suis à Vérone. Et hm… Je me balade toujours avec une aiguille à tricoter dans mon sac. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je me sens juste mieux, de l’avoir avec moi… Je déteste les tongs… Ça non plus, je ne sais pas pourquoi. C’est juste moche, peut-être. Oh. Et j’ai fait d’autres dessins de vous, aussi. » Elle avait parlé avec une débit qui l’étonnait elle-même, ne laissant à ses poumons le luxe de reprendre de l’air quand elle eut fini.

Elle ne savait pas quoi dire, et ce n’était sûrement un secret pour personne, d’ailleurs, mais elle espérait que l’évocation des dessins piquerait assez la curiosité de la brune pour qu’elle rentre dans le jeu, dans cette danse un peu maladroite que la cendrée avait lancée. « Et, vous êtes toujours aussi belle… Même à la lumière du jour. Et même avec une gueule de bois qui se profile. » Elle avait presque chuchoté les mots, timidement, alors qu’elle riait maintenant, rouge comme une écrevisse, absolument pas gênée – ou presque – d’avoir partagé tout haut ce qu’il lui brûlait de lui dire. Ah, les bienfaits de l’alcool, on ne leur dit jamais assez merci.


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