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Papotages et confidences (ft Raymond, euh Ambrosia Renaldi)
Mer 22 Fév - 18:10


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Papotages et confidences
(ft Raymond, euh Ambrosia Renaldi)


La journée avait bien commencé. L’air frais rentrait par la fenêtre ouverte de sa chambre, Leilani ne dormais jamais la fenêtre fermée, et les rayons du soleil réchauffaient sa peau. Ça sentait bon dans cette pièce, l’odeur de la nature, du soleil et de l’air, un parfum d’été en avance, encore un peu frais. En bas, dans l’entrée, la vieille horloge de famille qu’elle avait ramenée de France sonna les douze coups de midi. L’heure de réveil habituel de la jeune femme qui avait pris l’habitude de travailler la nuit, ayant l’inspiration plus prolifique aux heures les plus calmes.

Après s’être étirée en souriant et soupirant d’extase, la brune avait repoussé ses draps blancs et vêtue d’une chemise de nuit blanche, jolie et confortable, avait, pieds nus, descendu les escaliers pour aller prendre son petit-déjeuner dans la cuisine, sur la petite table carré, en bois, où se trouvait son ordinateur portable, qu’elle avait laissé là en allant se coucher, vers quatre heure du matin. Pendant qu’elle buvait son café au lait, bien sucré, et qu’elle dévorait avec appétit un croissant au beurre, qu’elle avait préparé la veille ; gourmande, gourmande ; Leilani ouvrit son portable, entra son mot de passe et se connecta à internet, pour voir si elle avait du courrier. Le compte privé et le compte professionnel, où il lui arrivait de recevoir des messages de ses fans à qui elle répondait avec plaisir. Le privé, rien d’intéressant. Mais sur le professionnel, un message l’attendait qui la laissa, pour ainsi dire littéralement et pas parce qu’elle était déjà assise, sur le cul.

Un message provenant de son ex-femme. Celle-là même qui lui avait brisé le cœur en convolant en justes noces avec son frère, son frère jumeau excusez du peu !, de qui elle avait eu un bébé. Enfant conçu alors qu’elles étaient encore mariées. Leilani hésita. Une petite voix dans sa tête, étrangement celle de sa meilleure amie, lui disant « Efface-le sans le lire, pauvre cloche ! » mais une autre insistait pour qu’elle l’ouvre, curieuse de savoir ce qu’elle lui voulait. Peut-être… Un fol espoir fit battre douloureusement son cœur, peut-être qu’elle lui manquait, qu’elle s’était rendu compte que c’était une passade avec Aurélius, qu’elle n’était qu’elle… Et elle l’ouvrit.

« Salut !
Je pense que tu vas être surprise de ce message. Je vois pas pourquoi perso mais Aurélius dit que si…Il dit même que je devrais pas t’écrire mais il se trompe. Voilà, je vais pas y aller par 4 chemins : tu as un neveu, Benjamin. Tu as des devoirs en tant que tante, j’entends bien que tu les accomplisses, même si tu sembles avoir disparue de la surface de la terre. T’es où ? Donne ton adresse ! Donc, tes devoirs : tu dois mettre de l’argent de côté pour le futur de ton neveu. Tes livres se vendent bien, tu as du fric à plus savoir qu’en faire, t’es célibataire et lesbienne : tu n’as personne à qui laisser ce pognon. Je refuse catégoriquement que mon fils attende après ton décès pour recevoir ce qui lui est dû. Ouvre-lui un compte et mets du fric dessus ! J’attends toujours un mot de félicitations pour sa naissance, au fait ! Ah, nous le baptisons dans une semaine, jour pour jour. Tu peux venir mais un cadeau somptueux devra  obligatoirement nous être livré ! Le petit aurait besoin d’une garde-robe complète. Ne m’oblige pas à faire intervenir la justice.
Rachel »


Sous le choc, Leilani en renversa sa tasse qui alla se briser contre le carrelage.

-La salope ! La garce ! L’enflure ! La pute !  

Après avoir nettoyé les dégâts tout en continuant de l’insulter copieusement, Leilani saisit son téléphone portable pour envoyer un SMS à sa meilleure amie. La réponse ne se fit pas attendre et elle monta en 4ème vitesse à l’étage pour se doucher. Une bonne douche, longue, bien chaude. Pour se laver de la connerie de son ex, et de la sienne par la même occasion. Avoir imaginé…avoir VOULU lui manquer, qu’elle revienne vers elle. Abrutie ! Imbécile !

Un coup de sèche-cheveux, un coup de brosse, un jean, un débardeur blanc avec des rayures noires, des basquets et elle prenait son sac à main, ses clefs, enclenchait l’alarme, fermait la porte, la verrouillait et partait. Avant d’aller chez son amie, dieu qu’elle était heureuse qu’elles vivent désormais dans la même ville, Leilani fit un arrêt à l’épicerie du coin : chocolats, bonbons, popcorn et pizzas. Avec le vin, la journée s’annonçait : calorique !

Quand Ambrosia lui ouvrit la porte, elle leva ses sacs, bien haut au-dessus de la tête.

-Salut ! C’est SOS épicerie des cœurs esseulés ! J’ai apporté de quoi grossir ! -Un éclat de rire.- Je déprime… J’ai cru qu’elle voulait me redonner une chance… Et j’en étais heureuse putain… Tu me laisses entrer ? Que tu puisses me tuer à l’abri des regards indiscrets !



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Re: Papotages et confidences (ft Raymond, euh Ambrosia Renaldi)
Lun 6 Mar - 19:00



     
Leilani & Ambrosia
       
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Bzz-bzz. Bzz-bzz.

Damn. Ambrosia était persuadée d’avoir mis son téléphone en silencieux et pourtant, voilà qu’il la réveillait sans la moindre gêne. Depuis quand c’était censé vous emmerder, la technologie, hm ? Sortant son bras de sous sa couette, la cendrée ouvrit un œil pour voir qui, QUI à cette heure-là avait bien pu la sortir de son sommeil pas super réparateur ? Elle aurait préféré se réveiller avec une gueule de bois, - peut-être – mais la vérité était toute autre : elle n’arrivait plus à dormir. Il paraît qu’on perd le sommeil, quand on tombe amoureux, non ? C’était bien là le souci de la jeune Renaldi : elle n’arrivait pas à croire qu’elle puisse s’attacher, si vite, à quelqu’un. ARG. Elle devait en parler à son frère et la discussion était prévue, mais elle avait réfléchit, mûrement réfléchi et était arrivée à la conclusion qu’il faudrait aussi – surtout ! – parler à Leilani. Sa amie de longue date, sa BFF, peut-être, aka, ‘la brouteuse de minous’, celle qui, d’ailleurs, l’avait réveillée.

Baillant et se redressant dans le canapé qui – à force – avait pris l’empreinte de son cul, Ambrosia lu le message. Uh. Les emmerdes ne viennent jamais seules, dit-on ! Elle tapota sa réponse en se levant, reposant son téléphone sur la première surface à sa portée. Il lui fallait une douche. Même pour un « pyjama day », elle ne pouvait pas éluder la case douche, erk. Elle prit le temps de se laver les cheveux, d’appliquer son toner pour entretenir son gris cendré et se fit mousser partout. La salle de bain sentait la figue, maintenant, et si l’on ignorait la présence d’un homme dans cet appartement, il était fort à parier qu’on en sentait ni ne voyait – presque – pas la trace dans cette salle de bain aux couleurs de la féminité…

Enfilant de nouveau son pyjama à licornes et chaussant ses chaussons – je vous laisse deviner ? – licornes, la gamine était fin prête, ou presque, à accueillir son amie. Il lui faudrait un café, noir, fort, sec, pour la réveiller, et peut-être de quoi grignoter. La cafetière faisant son œuvre, Ambrosia souriait distraitement. Elle se demandait ce qu’elle avait bien pu faire de si bien, pour se retrouver à Vérone et retrouver toutes les personnes les plus chères à son cœur ° Et plus encore… ° - ne put-elle s’empêcher de penser, le visage rayonnant d’une Calliope brillant dans sa mémoire. Son café dans une tasse – OH MON DIEU – licorne en main, Ambrosia eu à peine le temps de poser son cul sur le sofa quand la sonnette la fit presque sursauter. Souriant comme une délurée, elle alla ouvrir, déjà prête à ce qu’il y avait derrière la porte. AH ! Elle sautait sur place, maintenant ! Elle avait l’air d’une gamine, vraiment, dans son pyjama rose et dans ses chaussons. Mais, qu’est-ce qu’elle en avait à foutre, elle était heureuse !

Enfin… Bien vite, elle retrouva un semblant – et surtout très faux – sérieux. D’abord, elle se devait de jouer l’amie qui fout des baffes. « Entre, Dépêche-toi, j’dois te botter le cul, mais les voisins vont porter plainte, s’ils me voient, ouais. » La pressant dans l’appartement, Ambrosia referma bien vite la porte. A clé. Son café toujours en main, elle le but lentement, regardant son amie s’installer comme elle le faisait d’habitude. Elle attendit un court instant, histoire que tout soit installé, que tout soit en place pour la salve qu’Ambrosia s’apprêtait à lâcher. Et… Trois, deux… « T’es complétement conne ? MAIS CA VA PAS ? Mais enfin ! » - elle jouait la maman faussement outrée et elle adorait ça, pour une fois qu’elle pouvait endosser ce rôle – « Si elle avait voulu revenir, tu l’aurais laissée, en plus ? Elle t’as trompée avec ton frère, ton frère est un salaud, ton ex, une putain, et toi, tu voudrais qu’elle revienne ? Dis moi, dis moi juste, comment tu pourrais lui faire de nouveau confiance ? Comment tu pourrais envisager un avenir avec elle, après ce qu’elle t’a fait, même si y’avait pas eu le gamin dans l’histoire ? » Elle finit son café ; grimaçant sous la morsure un peu trop brûlante du liquide, et reposa sa tasse avant de s’asseoir sur le sofa. « Je sais, tu dois l’aimer encore… Mais putain… Elle mérite pas que tu l’aimes encore. Si toi tu te souviens pas dans quel état tu étais quand elle t’a larguée, moi, je me souviens et j’veux pas que ça se reproduise… Et puis, le gamin, c’est celui de ton frère, c’pas le tien, tu leur dois rien… Tu lui dois rien. Et si elle te menace, c’est juste à la légère, elle peut RIEN de réclamer. » Elle lui souriait, prenant ensuite sa main dans la sienne. « Bon. J’viens de me réveiller et j’ai la dalle, j’ai fini mon café, fais péter la boustifaille ! » Elle se redressa, lâcha la main de Leilani et alla fouiller dans les victuailles. « Oh… Après, faudra que je te parle d’un truc, aussi… Mais c’pas important, on va d’abord se charger de ton cas, MADAME ! » Ah… Penser à Calliope lui donnait des papillons dans le ventre… Et, même si elle était profondément affolée par la tournure des choses, des évènements dans sa vie, elle ne pouvait nier le fait que Calliope lui faisait sentir, ressentir des choses et lui donnait l’impression d’être terriblement vivante.

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Re: Papotages et confidences (ft Raymond, euh Ambrosia Renaldi)
Mar 14 Mar - 1:31


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Difficile, malgré son discours qui n’était pas dénué de sagesse, de prendre Ambrosia au sérieux dans son rôle de maman moralisatrice tellement elle est trognon dans son accoutrement de licorne, assorti, excusez du peu, à sa tasse ! Et pourtant, Leilani, qui s’était assise dans le canapé qui gardait encore la trace du passage d’Ambrosia, savait pertinemment que cette dernière avait raison et qu’elle avait été stupide d’imaginer que peut-être… Elle ne dit rien, attendant que l’orage passe, que le ventre affamé d’Ambrosia crie famine si fort qu’elle se détournait, momentanément, pour l’apaiser. Ce qui ne tarda guère, d’ailleurs, à arriver.


-Oui ! J’avoue. J’ai eu l’espoir, à un moment… Mais ça n’a été que fugace tu sais ? Assez pour me fiche un coup au moral, c’est clair… Mais tu vois, ce qui me faisait plaisir surtout c’est de me dire qu’elle avait largué mon frère… J’aurai été bien vengée de lui qu’elle le plaque pour essayer de me remettre le grappin dessus…  Je me souviens très bien que quand j’ai découvert le pot aux roses j’étais à ramasser à la petite cuillère… Heureusement que tu étais là, d’ailleurs. Sans ton soutien je sais pas où je serais, sincèrement… Pas ici c’est sûr… J’aurais peut-être même fait une énorme connerie… Non. Elle m’a trop fait souffrir pour que je puisse me remettre un jour avec, même si elle venait à me supplier à genoux !



Elle éclata de rire.


-Ses menaces ne me font aucunement peur… Et ses exigences…Elle oublie un peu vite qu’elle n’a rien reçu au divorce parce que…oh bah c’était pas du saint esprit qu’elle était tombée enceinte… Et comme je n’ai pas encore de zizi… Non mais sérieusement…Tu peux me dire ce que j’ai bien pu trouver à une… connasse de ce genre ? Je voulais une famille avec ÇA putain ! Non mais tu sais, je vais pas leur envoyer le moindre penny. Rien. Je m’en fiche de leur gamin!





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Re: Papotages et confidences (ft Raymond, euh Ambrosia Renaldi)
Mar 14 Mar - 22:32



     
Leilani & Ambrosia
       
Papotages et confidences

     
Bien trop occupée à fouiller dans les sacs pour trouver de quoi casser la croûte, Ambrosia n’en perdait pas moins le sens des priorités, ou – soyons plus honnêtes – de la politesse. Elle écoutait Leilani avec une attention toute relative et entrecoupait ses tirades par des « Hm-hm… » placés ça et là, suffisamment habilement pour ne pas passer pour un ventre sur patte. Mais, qui pouvait-elle tromper ? Tout le monde savait bien que, le ventre vide, la cendrée ne pouvait fonctionner correctement. « Hm ? » - ah, là il fallait peut-être dire quelque chose, non ? – « J’aimerai te croire, Lei’, mais j’ose vraiment espérer que même si elle se mettait à genoux devant toi, tu aurais la décence de lui carrer ta godasse dans le nez. » Elle venait de trouver un paquet de biscuits qui allait faire l’affaire. Du chocolat, que pouvait-elle demander de plus hein ? Ah ! DU LAIT. Tandis que la gamine se dirigeait vers son meilleur ami – aka le frigo plein – elle souriait, ne pouvant s’empêcher de sourire en écoutant la brune. « Haha, ta vieille grand-mère… » Oh, elle ne l’avait jamais rencontrée, non, mais en avait tellement entendu parlé que c’était tout comme, ou presque. « Mais, vieille fiente, t’en as une de famille, et elle est ici, à Vérone. » Son verre de lait en main et ses gâteaux dans la bouche jusqu’à ne plus pouvoir la fermer, la Renaldi se rassit bien confortablement, rinçant son gosier après avoir avalé – non sans mal ! – son wagon de chocolat. « Et j’peux te dire, quand tu fais partie des Renaldi Junior, c’est comme si t’avais gagné à l’Euro-Millions ! » Elle souriait, vissant sa capuche de licorne, agrémentée de sa crinière multicolore, sur le haut de son crâne. « Maaaaais… Pour en revenir à l’autre tâche, j’imagine qu’on fait tous des erreurs ? Enfin, franchement, tu me parles de ça à moi ? J’ai jamais eu de relation sérieuse, ou durable, en tout cas, juste des amourettes d’ado sans trop d’importance… J’me suis jamais vraiment demandée si j’me voyais un jour mariée, ou avec des gamins, alors bon… » Se disant, elle enfourna un autre gâteau dans son bec, comme pour se retenir de parler, peut-être.

Parce que oui… AH ! Misérable gamine, rêveuse et plein de naïveté qu’elle était… Maintenant qu’elle en parlait, elle arrivait à se voir, dans le futur, avec une certaine brune, tout à fait fascinante et envoutante. Mais c’était trop tôt, tellement trop tôt pour en parler, n’est-ce pas ? C’était même carrément stupide, non ? Elle ne l’avait vue que deux fois, deux toutes petites fois. Mais quelles rencontres. Ambrosia s’y voyait encore, la voyait encore, Calliope, femme forte, sublime dans sa fragilité et parfaite dans ses imperfections. Ambrosia ne se voyait pas, non, mais si elle avait pu le faire, elle se serait sûrement donné un coup de coude : elle avait l’air rêveur de ceux qui tombent amoureux et les joues rosies par l’émoi un peu trop puissant d’un cœur qui ne bat plus que pour lui-même… Sortie – non, arrachée – de ses songes, la gamine faillit rater sa bouche et renverser son lait sur sa toison de licorne, alors qu’elle tentait de boire, pour s’occuper un minimum. Retenant son geste in extrémis, elle se releva ; un peu trop vite, pour aller finir son verre en sécurité et le rincer. « Moi ? Oh, mais t’es sûre que t’as fini toi ? » - elle voulait retarder le moment, allez savoir pourquoi, de ses confessions. « Bien, bien… Bien, bien, bien. » Elle se frottait maintenant les mains sur les jambes, comme pour se donner du courage. Elle sortit un autre paquet de truc à bouffer – le premier qui lui tombait sous la main – et l’entama sans même se soucier de ce qu’il y avait dedans. Grossière erreur : les chips ne passent pas forcément très harmonieusement, après le chocolat. Mais, entamé pour entamé, Ambrosia continuait sur sa lancée, s’empiffrant, bouffant comme un ruminant, comme si sa vie en dépendait. Les secondes s’égrainaient, la suivante plus fournie encore que la précédente en chips et la Renaldi faillit s’étouffer, et voulant déglutir, mâcher et remettre du carburant dans sa bouche, tout en même temps, excusez du peu.  Elle toussait, toussait, se pliant à moitié et relâchant finalement le paquet de chips. « Aaaaaarg ! » *kof-kof* « J’vais creveeeeeeeeer ! » *kof-kof*

Il lui fallut bien deux, DEUX longues et interminables minutes pour se calmer et retrouver son souffle avant de venir se rassoir, en soupirant théâtralement. « Tu sais, l’application, là ? » - elle hésitait, parce que, putain, ça lui semblait quand même pas mal gros. « Bah… J’ai commencé à parler avec quelqu’un et je l’ai vu. Deux fois. C’est… Enfin, c’était super bizarre, mais tellement bien… Genre, c’est comme si on se connaissait déjà un peu, tu vois ? C’était facile, fluide, naturel, et ça m’a un peu fait peur, vraiment… Au début, c’était vraiment flippant. » Elle s’était relevée et faisait maintenant les cents pas dans le salon, Candle sous le bras pour la caresser nerveusement. « Et puis… Et puis, je sais pas… J’arrête pas de penser à elle, elle fait du piano, c’est juste tellement puissant, ça m’colle des frissons, quand elle joue. J’ai tout le temps envie de la voir, j’ai tout le temps envie d’être avec elle, tu vois ? » Elle soupirait, ses yeux un peu perdu dans le vague, un sourire débile collé aux lèvres. « Elle-elle s'appelle Calliope, elle est un peu plus âgée… Je sais pas quel âge elle a exactement, mais une bonne trentaine entamée ? Et, et elle est aveugle. Bon, c’est pas un problème, ça, je m’en fous, elle est tellement belle… » Sa voix s’était éteinte, laissant pour seul écho le soupire à peine existant qui avait fini de clore sa confession… Et, c’était énorme. Tout simplement énorme… La cendrée venait d’avouer ; sans vraiment y prêter attention, qu’elle était attirée, pour la première fois de sa vie, par une femme, alors que jamais, JAMAIS de toute son existence elle n’avait cru possible ce genre de revirement. « Il faudrait que tu la vois… » Elle s’était rassise, posant sur son amie les yeux d’une femme en devenir qui se découvre, qui se cherche et apprend à s’accepter. Il y avait dans ce regard là la lueur de ceux qui portent en eux les plus belles convictions, de ceux qui veulent transmettre au monde entier, ou au moins à qui veut les entendre, le savoir ancestral et immaculé des Sentiments. Et, alors qu’elle connaissait à peine cette femme, alors qu’elle savait si peu de choses sur elle, les traits d’Ambrosia se figèrent, avant de se muer en tout autre chose : la surprise. « Oh putain… J’crois que je tombe amoureuse. » Ah ! C’était une surprise aussi bien pour Leilani que pour elle-même, et ça lui tombait sur la gueule comme une fiente sur le crâne d’un chauve.

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Re: Papotages et confidences (ft Raymond, euh Ambrosia Renaldi)
Lun 10 Avr - 12:41


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Papotages et confidences
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Même si Ambrosia était sa meilleure amie, Leilani n’aimait pas s’apitoyer sur elle et ses petits malheurs. Dieu seul sait combien elle avait pu le faire quand elle avait découvert ses cornes, enfermée dans une chambre d’hôtel, roulée en boule dans le lit à pleurer, sans sortir pendant plusieurs jours parce qu’elle se sentait incapable de retourner chez elles. Un chez elles que l’infidèle avait déserté le jour-même où elle s’était fait surprendre.


-Je t’assure. Elle viendrait se traîner à mes pieds que je serais incapable de la pardonner. Déjà, rien que chez le juge j’étais incapable de la regarder sans imaginer mon frère en train de la baiser. Je pourrais jamais me remettre avec…  

Oui. Ambrosia avait raison, elle avait trouvé une nouvelle famille, à Vérone. Et celle-ci valait son pesant d’or parce que c’était le choix du cœur et de la raison et pas seulement le lien du sang. Elle la prit dans ses bras et lui déposa un baiser sur la joue, lui disant qu’elle avait amplement raison.


-Bah tu sais, avant Rachel je me voyais pas mariée non plus. Et les enfants… C’était « pas question. Jamais, oh grand Dieu, jamais ! » Mais l’amour a cette magie d’arriver sans prévenir et de tout chambouler sur son passage. Ça t’arrivera. Un jour ou l’autre, tu le rencontreras ce grand amour. Il enverra tout valser sur son passage, t’emportera dans un vent de folie. Un peu effrayant, il te donnera le vertige mais le bonheur qui va avec t’illuminera et tu verras la vie autrement. Il faut juste de la patience. Et savoir le reconnaître aussi…

Discours un peu ironique pour une femme qui était sûre qu’elle n’aimerait plus jamais, non ? Et pourtant, elle y croyait, pour son amie. Elle avait trop de qualités pour ne pas séduire quelqu’un. Elle eut un soupire en voyant son amie s’étrangler avec une chips, alors qu’elle l’avait pressée de parler. Elle était curieuse de savoir ce qu’Ambrosia avait à lui dire, étant à 1000 lieux de se douter que son petit laïus précédent était, en quelque sorte, prophétique. Et quand, remise, Ambrosia lui ouvrit son cœur, Leilani l’écouta, en silence, retenant même son souffle. Et quand la jeune femme eut finit son discours, l’écrivain eut une réaction que l’on ne peut qualifier que de théâtrale : elle se laissa tomber du canapé. Avant de se relever pour, avec un petit cri hystérique, prendre Ambrosia dans ses bras.


-Mais c’est merveilleux. C’est tout simplement fantastique. Ma petite Ambrosia est amoureuse. Ça se fête. Champagne. Mais…atta, minute papillon ! Joua-t-elle un rôle ou l’émotion avait-elle court-circuité son cerveau ? -Elle… Tu as dit ELLE ? Ouah. Non, mais sérieusement là. Comment tu le sens de tomber amoureuse d’une femme ? Plus âgée en plus… Mais on s’en fout, de ça. L’âge c’est secondaire, on en est bien la preuve non ? Mais que ce soit une femme… Tu n’es pas trop perdue ? Je me souviens que, bien que l’ayant toujours su pour ma part, j’ai eu du mal à l’accepter, à faire la paix avec moi-même…J’ai eu tellement souffert de faire semblant avec les garçons… Mais toi, c’est pas pareil, non ? Je veux dire, tu m’en avais jamais parlé auparavant alors je sais pas… plus que les femmes c’est LA femme…. Il ne faut pas que tu te mettes de barrières hein ? Quoi qu’en pensent les culs de bénitier, l’amour c’est l’amour. Hommes ou femmes, on s’en fiche. Le bonheur, c’est l’important.  

Leilani pris de nouveau Ambrosia contre elle et la serra fort. Elle savait que son amie, même si elle avait l’air forte, avait des fêlures, des petites fragilités. Elle serait là pour elle, quoi qu’il arrive.




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Re: Papotages et confidences (ft Raymond, euh Ambrosia Renaldi)
Lun 10 Avr - 22:50



     
Leilani & Ambrosia
       
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Si Leilani n’avait pas été Leilani, la gamine n’aurait sûrement pas accueilli son câlin aussi sereinement. Bien qu’ultra câline avec sa famille et ses amis les plus proches, Ambrosia n’était, au fond, pas quelqu’un de très tactile. Quoique… Non, il fallait être honnête, elle s’en fichait pas mal, maintenant. Ayant grandi dans une famille – qu’elle avait longtemps pensée – aimante, la Renaldi avait très vite été habituée aux échanges de câlins. Pourtant, après le drame « Isidore », les Renaldi avaient été plus avares d’accolades et d’embrassades, les plus âgés jaugeant davantage les plus jeunes et leurs mœurs sur lesquels ils étaient prêts à faire bon nombre de remarques. Et, depuis son départ de chez ses parents, Ambrosia aussi s’était faite moins tactile et elle s’était sentie, dès lors, plus facilement mal à l’aise dans les étreintes qu’on lui offrait parfois. Mais, de retour à Vérone et avec les principaux piliers de sa vie, la cendrée avait vite retrouvé ses bonnes habitudes et ne comptait plus, maintenant, les nombreuses embrassades qu’elle engageait. Aussi, Leilani étant ce qu’elle était à ses yeux, elle se fondit entre ses bras, recevant, comme une enfant, le baiser apposé à sa joue.

Et puis, elle avait ri. D’un rire presque hystérique tant le discours de la brune lui semblait illusoire, ou même, étranger, entre ses lèvres. Elle, femme trompée, femme bafouée, lui faisait là le discours engagé de l’amour avec un grand « A ». Elle l’avait ensuite écoutée, pourtant, sans rien dire, entrecoupant ses rires de grosses bouchées de chips, morfale qu’elle était. Enfin ça, ça s’était avant de déballer son ‘lourd’ secret, sa bombe et, drama queen qu’elle était, la plus âgée des deux s’était laissée aller à quelques expressions de sa griffe, glissant du canapé pour une fois encore, prendre la cendrée dans ses bras. L’information la plus importante, pourtant, mit un sacré bout de temps avant de monter jusqu’au cerveau, et la Renaldi se retenait de rire, même si son angoisse la bouffait légèrement de l’intérieur. Mais enfin, ENFIN, quand le regard de son amie s’illumina, la gamine soupirait alors, tout à fait sereine pour la suite. Ah ! Quel plaisir ce fut, que d’être ainsi acceptée. Quoiqu’en y pensant bien, si Leilani avait ‘mal’ pris les révélations d’Ambrosia, c’eut été un comble. Souriante, aux anges, Ambrosia se rinça le gosier avant de reposer le paquet de chips. « Bon. Il faudrait vraiment que tu la voies… Y’a juste un petit détail qui merde un peu, tu vois ? » De ça, elle n’en avait parlé à personne, pas même à ses frères. « J’crois qu’elle est alcoolique. » Elle souriait encore, mais derrière ses traits enjoués se cachait une inquiétude qu’elle peinait à complètement camoufler. « Mais… Mais elle est tellement… Je crois qu’elle est souvent triste, tu sais ? Je sais pas pourquoi, on n’a pas encore vraiment parlé d’elle. Elle cache encore bien des mystères sur sa vie, sur sa venue à Vérone, mais je sais, je sais qu’au fond, elle n’est pas mauvaise. Elle a juste besoin d’aide, tu vois ? Pas de moi, sûrement pas de moi, mais j’ai envie qu’elle aille mieux, quelque soient les raisons qui la poussent à descendre ses bouteilles. J’aimerai bien la faire sourire, la faire rire aussi, lui montrer qu’elle n’a pas besoin de se saouler pour… Pour oublier je ne sais quoi. » Ambrosia soupirait maintenant, ses épaules s’affaissant légèrement.

Elle se levait à présent pour aller déboucher l’une des bouteilles de vin que Leilani avait apportées. C’était ironique de parler de l’alcoolisme de quelqu’un, tout en buvant à côté, mais après tout, qu’est ce que ça pouvait bien faire ? « Tu crois que je ne devrais pas essayer ? J’veux dire… y’a tellement… Y’aurait tellement de raisons pour ne plus la voir, pour oublier, pour passer à autre chose et chercher encore sur l’application, à rencontrer des gens, à se faire des amis… » Elle servit deux – énormes – verres de vin et en tendit un à sa comparse avant de se rassoir. « Mais, depuis que je la connais, l’application me paraît fade. Comme si j’avais déjà trouvé ce qu’elle avait de mieux à m’offrir. C’est con, non ? » Elle soupirait, grognant ensuite avant d’avaler une bonne rasade de son vin. « C’est frustrant… J’aimerai l‘aider, mais je ne sais pas comment. J’aimerai qu’elle me raconte un peu plus qui elle est, ce qu’elle a vécu. » - elle prit une gorgée de plus, s’essayant finalement en tailleur – « Mais… Je ne suis qu’une gamine, après tout, non ? Qui voudrait me confier ses angoisses ou partager avec moi ses projets d’avenir ? » L’air un peu ailleurs, elle essayait d’imaginer ce que deviendrait sa vie sans Calliope, maintenant qu’elle l’avait rencontrée. Et, finalement, c’est vers sa tante que ses pensées se tournaient : il serait peut-être judicieux de voir quelqu’un de ‘compétant’, non ?

Levant la main au ciel, Ambrosia rit, peut-être un peu las. « A nous. A ton ex qui emmerde le monde, et à cette femme qui n’est pas ma copine, qui n’est pas mon ex, qui n’est qu’une femme que je viens de rencontrer, mais qui me fait déjà des nœuds dans le cerveau. » Une gorgée de vin de plus dans le gosier, la Renaldi allait maintenant à la recherche d’un autre truc à bouffer, le sourire étirant de nouveau ses lippes. « Oh. Et elle embrasse tellement bien… J’crois que. Ouais. J’crois que j’ai envie de coucher avec elle. » Et voilà, la langue déliée par l’alcool, son verre seulement à moitié vide, la cendrée se voyait déjà demander des techniques de cul, histoire de ne pas passer pour un poisson si elle arrivait dans le lit de Calliope. Faisant de nouveau face à son amie, Ambrosia avait l'air mutin, une vague ressemblance avec le Cheshire étirant les traits de son visage.


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