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"we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Dim 5 Fév - 14:55


We are a family, like a giant tree
Isi, Amby & Fifi
Vérone. Cela faisait deux mois jour pour jour que Raffaelo avait mis les pieds dans cette ville pour s’y installer cette fois-ci, pas seulement pour rendre visite à son grand-frère comme il avait l’habitude de le faire. Depuis qu’il a quitté l’université en France, cela faisait un petit moment qu’il ne s’était pas posé quelque part. C’est un sorte de vagabond Raffa, allant de pays en pays, de villes en villes. A vrai dire, il a du mal à rester au même endroit très longtemps. C’est certainement sur un coup de tête que lui et sa copine de l’époque ont décidé de faire le tour du monde. Mais les circonstances ont fait que le jeune Renaldi fasse une pause dans ses voyages. Peut-être n’avait-il plus l’envie, la motivation quand sa copine l’a largué. Il aurait pu retourner à Rome, là où sa famille habite, mais il ne voulait pas retourner dans cette ville qu’il a quitté directement après avoir obtenu son bac et souhaitait retrouver son frère à Vérone. Combien de temps il restera ? Personne ne sait, même pas lui.

Récemment sa jeune sœur était venue s’installer à Vérone aussi. Tous les Renaldi vont finir par se retrouver ici. Il était content Raffaelo de revoir Ambrosia, il avait l’impression que cela faisait une éternité qu’il ne l’avait pas vu. Ce qui n’était pas réellement le cas, puisqu’elle était venue lui rendre visite plusieurs fois alors qu’il était encore en France, puis elle l’avait retrouvé dans différents pays lors de son voyage. Elle et lui s’était davantage rapproché lorsque leur frère a quitté la maison. Et revivre dans la même ville faisait un bien fou à Raffaelo. Ce dernier n’imaginait pas il y a quelques années que sa sœur serait une voyageuse, qu’elle arrêterait les études comme lui il la fait. En fait, c’était tellement la petite fille parfaite à l’époque, qu’il a été surpris quand il apprit qu’elle avait tout abandonné. S’il avait vu sa frangine depuis qu’elle était arrivée ici, il n’avait pas réellement pris le temps de passer du temps avec elle. Alors c’est tout naturellement qu’il utilisa sa soirée de repos pour retrouver Amby. Il avait proposé à Isidore de venir, mais le plus grand des Renaldi était occupé. Soit, ils auront l’occasion de se voir une autre fois. Comme au bon vieux temps.

Amby et Raffa avait décidé de se rejoindre dans un bar un peu caché du borgo di Milano.  Il ne savait plus trop qui avait choisi ce bar, et c'est certainement le genre de bar que si tu ne connais pas le pas le nom ou si tu ne passes pas devant par hasard tu ne pourras pas trouver. Si ce n'était pas trop loin de là où vivait le jeune homme, il n'avait pas l'impression d'être passé devant une fois. En fait, il avait eu des échos de cet endroit et de la ruelle où se trouve ce bar. Pourquoi l'avoir choisi? Raffaelo ne sait pas trop. Certainement par curiosité. Mais c'est là qu'ils se sont donnés rendez-vous alors il ira.

Il est du genre coquet Raffa, alors il en a mis du temps à se préparer. D'ailleurs il prend le soin d'envoyer un sms à sa soeur. "Je risque d'être un petit en retard, mais t'inquiète pas j'arrive" Souvent nous disons que ce sont les filles qui mettent davantage de temps à la salle de bain. Mais c’est parce que vous ne connaissez pas Raffaelo. Il faut toujours que son apparence soit soignée. Des cheveux jusqu’aux pieds. Ses cheveux qu’il affectionne particulièrement, il faut qu’ils soient bien peignés et bien hydratés. Que sa tenue soit cohérente. Pas de fautes de goûts. Et puis ses chaussures. Ah les chaussures et Raffa, une grande histoire d’amour. Lui-même ne sait pas combien il en a. Certainement beaucoup trop. Finalement prêt. Il décide de rejoindre sa sœur là où ils s’étaient donné rendez-vous. Raffa était un peu en retard, il espérait que sa jeune sœur ne lui en tiendrait pas rigueur. Arrivé devant le bar, il aperçut Amby de loin, et se dépêcha de la rejoindre. « Yoooo » Dit-il presque en hurlant dans les oreilles de sa frangine. Parfois c'est un peu un enfant Raffa. « T'es toute belle ». Finit-il par lui dire en lui faisant une bise sur la joue. Raffa aime beaucoup ses frères et soeurs et il est très affectif et tactile envers eux.
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Re: "we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Lun 6 Fév - 23:32



       
Zizi, Fifi & Bibi.
       
We're a Family, like a Giant Tree.

       
En squattant chez Zizi, Ambrosia s’était attendue à le voir assez souvent, pourtant, si elle n’avait pas encore complètement trouvé ses marques ici, lui, avait une vie trépidante et assurément bien remplie. Mais ; une fois n’est pas coutume, son autre aîné avait du temps à lui consacrer et depuis qu’elle avait mis les pieds à Vérone, ils auraient enfin l’occasion de rattraper le temps perdu. Alors, après avoir fait sa princesse dans la salle de bain – atrocement féminisée, mais ça ne choquait plus la cendrée – de Zizi, la plus jeune des Renaldi se trouvait enfin prête à embrasser la cité avec Raffaelo, alias « Fifi ».  Et, chose assez rare pour être notée : elle avait trouvé le moyen d’être à l’heure, pour une fois ! Maintenant affublée de son éternel Fedula et jetant sur ses épaules quelques vêtements assez bien coordonnés mais pas trop – pour rester dans le genre rétro et original, hein, faut pas pousser – elle n’avait effectivement pas trop perdu de temps.

Se fondant dans la population de la belle cité italienne, Ambrosia regardait autour d’elle, partout où elle le pouvait, pour s’immerger totalement dans le décor. Elle ne regardait pas trop où elle mettait les pieds – comme d’habitude – ni les gens qu’elle risquait de bousculer. Ah ! Elle avait l’âme des artistes, de ceux qui ne prêtent pas grande attention aux gens, quand ça ne leur est pas nécessaire. Aujourd’hui, c’était l’architecture qu’elle voulait admirer, au diable le genre humain. Elle se trouvait alors prise en plein émoi architectural quand elle sentit son téléphone vibrer. Son cœur ne fit qu’un bond : elle espérait tant et tant que son interlocutrice soit cette femme charmante rencontrée quelques jours plus tôt… Mais, comme s’il fallait toujours un retardataire chez les Renaldi, Fifi la prévenait juste de son retard. Tant pis, elle aurait bien assez de choses à regarder au dehors du bar qu’ils avaient choisi : un peu caché, un peu « miteux », peut-être, il prenait racine dans une ruelle de leur quartier, adoptant un charme tout à fait discret et insoupçonné… D’après ce qu’elle en avait entendu.

Arrivée à bon port, elle resta là quelques instants, le nez en l’air, à regarder, sortant à tâtons son carnet de croquis. Elle aimait dessiner, travailler la perspective et donner vie à des bâtiments sur le papier. Elle aurait pu être architecte, si elle l’avait voulu, elle aurait pu faire de son nom, un grand nom comme « Haussmann » en son temps. Mais ! Que voulez-vous, les études ne lui faisaient plus de l’œil, et c’était à la Vie, qu’elle voulait à présent se consacrer. Les minutes se talonnaient, poursuivant leur course folle contre le temps, tandis qu’elle, petit brin de femme aux cheveux déjà gris, attendait son frère en s’occupant comme elle le pouvait. Grâce à Dieu, pourtant, l’attente ne fut pas trop longue et elle vit son Fifi faire son apparition, le crin toujours aussi soigné et le minois tout à fait mignon et charmant qui était un trait bien caractéristique de leur famille. Enfin, elle l’entendit, d’ailleurs, avant de le voir. « Ah ! J’ai soif, tu tombes à pic. » Elle ne se contenta pas de sa bise, lui attrapa le col et lui força un câlin. « Toi aussi. De toute façon, on est tous canon, dans la famille ! » Sans attendre, elle lui choppa la main pour enfin entrer dans l’établissement. « Il paraît qu’il va y avoir un genre de spectacle, j’ai vu ça sur la devanture. Si y’a des meufs à poils, je te préviens, je te laisse seul hein, j’voudrais pas te voir baver… » Elle riait doucement, choisissant une table, non loin de ce qui se trouvait être une scène.

Elle se commanda à boire, quelque chose de pas trop fort, pour commencer, et se jeta dans le vif du sujet. «  Alors, tu te plais à Vérone ? J’ai appris, pour ton ex. Hm… » La gamine tirait son silence comme on trait une vache à main nue… « Je ne peux pas dire que je sois désolée. Je ne l’ai jamais trop aimée. M’enfin, elle semblait te rendre heureux, à l’époque. » Elle avala quelques douces gorgées de son breuvage à peine alcoolisé. « Mais maintenant, au moins, tu peux t’éclater ! Y’a plein de belles filles ici… Enfin, je crois. » Elle rougissait légèrement. Elle n’avait pas encore eu le temps de discuter avec Zizi des questions qu’elle se posait, et elle attendrait encore, avant d’en parler à Fifi. Histoire de ne pas faire trembler le monde des Renaldi si ça n’en valait finalement pas vraiment la peine.

L’endroit était agréable, pas si miteux que ça, bien au contraire, et il se dégageait entre ces murs une ambiance à la fois intimiste et éclatante de gaîté. En somme, c’était tout à fait le genre d’endroit qu’Ambrosia fréquenterait, avec une bande de potes. Et, alors qu’elle tapait dans son verre et qu’elle conversait avec son frangin, les lumières se tamisèrent lentement, baignant le bar dans un décor plus « confident », comme si les murs savaient raconter des histoires et qu’ils allaient, justement, raconter le conte le plus fou que l’on puisse entendre… « Ça va commencer, je crois ! » Si seulement, AH ! Si seulement Ambrosia avait su, elle n’aurait pas recraché sa gorgée, quelques instants plus tard.

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Re: "we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Mer 8 Fév - 16:06


C'est un soir lambda pour moi.
Lambda, mais exceptionnel. Sa normalité est due à l'habitude, le tendre habitude, celle qui me pousse à continuer tant j'aime cette activité. Chaque prestation est une sensation nouvelle. C'est une bouffée d'air frais le quotidien. Je bouge, me mue en quelqu'un d'autre. Satine prend le relais dans ce monde de brutes, le temps de quelques heures par semaine. Je n'arriverai jamais à exprimer clairement ce que je ressens quand je suis sur scène. Mais je suis certain d'une chose : c'est ma dope. Ma came. Ce dont je ne serai jamais capable de me passer, même sous la torture.

C'est le soir où je suis rasé de près, où j'inspecte le moindre faux pas sur mon visage, où seuls mes muscles proéminents trahissent ma nature masculine. C'est le soir où je suis femme, rien d'autre, femme d'hommes avides d'amusement, femme de nuit, à l'orée d'un jour si lointain. Je suis la femme de quiconque le demandera, je chanterai pour quiconque en mourra d'envie. Remo voulait m'appeler La sirène. C'est trop équivoque. J'ai l'impression que je suis bien plus, que je peux tenir le monde au creux de mon gant de satin brillant. Une diva des faubourgs, qui martèle les pavés de ses talons. C'est grisant. C'en est drôle, et amusant. Un coup d'oeil vers mon reflet, les dernières vérifications avant d'entrer en piste. Au fond de ma petite loge, j'entends déjà le brouhaha des nocturnes de Vérone. Certains clients viennent toutes les nuits, je commence à avoir des habitués. Quatre ans que je pratique la double-vie, en même temps. Quatre ans que la fabuleuse diva fait son show sans modération, à ravir les spectateurs, à se nourrir d'applaudissements. A force, son égo est devenu de plus en plus gros, si bien que j'ai dû augmenter le nombre de mes représentations. Je jongle. Je jongle entre les fleurs diurnes et la rose nocturne. C'est fragile, ça pourrait se casser la gueule du jour au lendemain. Mais au fond, ce risque me plaît. C'est lui qui me fait avancer. Plus de limites, je me le suis juré. Les promesses sont tenaces face au trauma. L'image de mon père en colère me donne plus de force pour le défier, même s'il ne me voit pas. Faire tout ce qu'il exècre, mettre à mal le moindre de ses principes... ça n'a pas de prix.

Dernier regard vers le double. Tout joue en ma faveur. Maquillage impeccable, boucles sublimées, robe en parfait état. Ils vont aimer, il faut qu'ils aiment. Sans leur amour, ça n'a pratiquement aucune raison d'exister.
J'espère que vous êtes tous prêts ? Je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour la grande, la fabuleuse, la sublime Satine ! Je souris, derrière le rideau. Remo, le patron du bar, en fait toujours des tonnes pour chauffer le public. C'est pas pour me déplaire...
Dés lors que j'entends les notes de Boris, notre pianiste biélorusse, s'égrainer dans un morceau enjoué. J'entre. Plein phares dans mon visage visage transformé. La scène m'accueille, tandis qu'un j'entends la cascade de mains qui se frappent l'une l'autre. Certains m'acclament. J'ai l'impression de rêver. Jamais je ne glisserai hors de ce songe. Bonsoir !! Merci, merci beaucoup ! Oh, mais je vois qu'il y a foule ce soir !! Regardez-moi tout ces beaux visages... J'ai comme l'impression qu'on va passer une bonne soirée tous ensemble ! Ma voix est plus haut perchée que d'habitude. J'épouse ce rôle de composition avec aisance. Des années à cultiver la belle. Ma robe fendue lui sous les néons, tandis que je reconnais des visages connus au premier rang. Qu'à cela ne tienne... Je descend pour saluer mes habitués. Rufioooo, ça alors poussin, mais ça fait des luuustres ! Alors, toujours à écumer les bars hein ? C'est madame qui va être contente, salue-la pour moi, mais pas trop, elle va être jalouse... D'ailleurs j'espère qu'elle n'a rien dis pour les traces de mon rouge à lèvres dans ton cou ! Je rigoooole darling, fait pas cette tête... Oh ! Et là, ce serait pas notre bon vieux Patricio ? Comment tu vas ? Je te rappelle qu'à chaque fois tu promets de venir me voir dans ma loge chéri, tu as intérêt à tenir ta promesse mon chéri, sinon je vais dépérir et croire que c'est à cause de mes quelques kilos en trop ! D'ailleurs fais attention à la bière toi aussi... ça commence à se voir... Je plaisaaaaaante ! Clin d'oeil outrageux, tout le monde rit, tout le monde sait que Satine a un humour ravageur et provocant. Ca fait parti du jeu. Je ris avec eux. Car ils ne rient pas de moi. Ma main en visière pour couvrir la lumière des projecteurs, j'observe les alentours, et m'avance jusqu'au fond de la salle. Aloooors, voyons voir... quels sont les petits nouveaux ? Montrez-vous, ne soyez pas timides, allez, on lève la main pour que madame Satine vienne vous dire bons... oir...

J'observe. Et je percute. Mentalement, je tombe, je les vois, eux, sans les voir. Sans y croire. Paralysé, autant que leurs yeux sont figés, mon regard se trouble à la vue de mon frère et de ma sœur qui me dévisagent.
Je ne savais pas.
Je n'aurais jamais pu savoir.
Les secondes s'égrainent sans que je n'arrive à en parler, tremblant. Le masque tombe dés lors que la réalité d'Isidore affronte celle de la diva. Ma gorge s'assèche. Mais il faut rebondir. Il faut y arriver. Le show doit continuer.
Mais il continuera lorsque je serais capable à nouveau de bouger.

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Brightest Princess
Isidore Renaldi ☽ It's the way that you know what I thought I knew, It's the beat my heart skips when I'm with you... But I still don't understand just how your love can do what no one else can.
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Re: "we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Jeu 9 Fév - 11:46


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Isi, Amby & Fifi
Raffa est content de voir sa sœur, et elle aussi visiblement. Il la laisse lui faire un câlin et en fait y répond. Le jeune homme sourit à la réflexion de la demoiselle. C’est clair que ce n’est pas pour se vanter, mais les Renaldi sont plutôt pas mal, il faut l’avouer. « Tu as tout à fait raison, que des canons. » Il sourit en prononçant cette phrase. Puis il a soif lui aussi, alors il se laisse entrainer dans l’établissement. Il y a du monde. Certains ont l’air habitué, Raffaelo était déjà entré dans ce genre d’endroit lors de ses différents voyages. La curiosité est souvent très grande chez lui, alors il aime bien découvrir. Son ouverture d’esprit le pousse d’ailleurs à aller voir autour de sa zone de confort. Amby fait une réflexion qui fait rire Raffa. « Hors de question que tu me laisse seule. Tu me regarderas baver. Et puis tu sais, il y a pleins de filles qui aiment bien mater les autres filles.. je ne sais pas pourquoi, peut-être pour se comparer entre elles. » C’est avec un ton humoristique qu’il dit cela. Il n’est pas du genre à baffer devant des femmes dénudées. Regarder pourquoi pas, après tout c’est un homme qui aime les courbes féminines. Puis ça lui arrive aussi parfois de mater des hommes, il n’est pas attiré par eux, mais parfois il aime bien se comparer aux autres, voir ce que les autres ont de plus que lui. Stupide ? Peut-être, mais il est humain. Installer à la table, il commande un cocktail de la maison. Raffaelo sourit légèrement lorsque sa sœur évoqua l’histoire de son ex. Non pas que cela était drôle, mais c’est qu’il savait qu’elle en parlerait. A vrai dire, elle n’a jamais réellement aimé sa copine de l’époque et l’a bien fait savoir. A cause de cela, il y en a eu des disputes entre Raffa et son ex. Mais jamais il en a voulu à sa sœur. Il mettait cela sur le coup de la protection.

Raffa porte son verre à sa bouche pour boire le cocktail qu’on leur a apporté rapidement avant de prendre le temps de répondre à sa frangine. « C’est cool Vérone, disons que je commence à prendre mes marques. » Le sujet de son ex est assez sensible pour lui, mais il savait très bien qu’il n’y échapperait pas ce soir. A vrai dire, il a été dévasté quand elle l’a larguée. En fait, il n’imaginait pas que ça allait si mal entre eux. Et puis il l’aimait. Pourquoi conjuguer ce verbe au passé puisque malgré la haine qu’il a envers elle, il a toujours ce sentiment d’amour envers elle. Enfin bref, il repose son attention sur sa jeune sœur. « Oui elle me rendait heureuse à l’époque. » Et c’était le cas, ils ont en passé du bon temps ensemble. En France d’abord, puis durant leurs différents voyages. « Je sais que tu ne l’aimais pas. » Le jeune homme sourit en disant cela tout en regardant Ambrosia. Il ne voulait pas trop en parlé, disons que c’était encore très chaud chez lui pour pouvoir aborder le sujet de la demoiselle. Il sait que tous ces sentiments finiront par passer. Il se demande juste quand. Quand est-ce qu’il oubliera les moments qu’ils ont passés ensemble, son sourire, sa voix, son regard. Quand est-ce qu’il oubliera cette histoire, qui d’ailleurs a été la plus longue de sa jeune vie. C’est sur qu’il ne laisse pas paraitre que cela l’affecte, mais il sait bien qu’Ambrosia le connait énormément. Elle sait quand il va mal même quand il essaye de le cacher au plus profond de lui. Et il sait, que si elle a envie d’aborder le sujet de son ex copine, elle ne se gênera pas.  « Tu as raison, y a des filles plutôt mignonnes ici. A Vérone. » Comme partout ailleurs finalement.

Finalement la lumière diminua. Le spectacle dont avait parlé Amby allait commencer. Alors après avoir bu une gorgée de son cocktail, qu’il trouve d’ailleurs très bon. Il plonge son attention sur la personne, qui doit être le patron du bar, annoncer la future actrice. Satine. Sa manière de la présenter donne envie de la voir. Les acclamations des habitués attisent la curiosité de Raffaelo. Et comme tout le monde il applaudie la femme annoncée, impatient de la voir. D’abord, il ne le reconnu pas. La lumière était trop faible pour voir tous les petits détails. Mais très vite, l’actrice se rapprocha du public. Celui qu’elle avait l’air de tant connaitre. Et puis plus elle se rapprochait des deux Renaldi, et puis Raffaelo s’arrêta de sourire et d’applaudir. D’ailleurs, il remarqua que la femme, plutôt l’homme était troublé lui aussi. Parce que derrière ce personnage se cachait Isidore. Isi. Leur grand frère. Alors, pendant un certain moment le prénom d’Isidore résonnait dans la tête du jeune Renaldi. Avec une multitude de question. Qu’est-ce qu’il fait là ? Pourquoi Amby et Raffa ne sont pas au courant de cette partie de vie de leur frère ? Raffelo ne sait pas trop comment réagir, il regarde sa sœur pour voir sa réaction, puis retourne son attention sur son grand frère. Il ne sait pas quoi faire, ni quoi dire, il tourne son regard vers Ambrosia. « C’est… », il ne termine pas sa phrase, tant la surprise est trop grande.

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Re: "we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Jeu 9 Fév - 21:39



       
Zizi, Fifi & Bibi.
       
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Il n'y avait aucun doute, les Renaldi se connaissaient assez, pour savoir quand creuser et quand lâcher le morceau. Et, ce soir, Ambrosia voyait bien que Fifi ne voulait, ne pouvait certainement pas - pas encore - parler de son ex. Qu'à cela ne tienne, elle ne lui en tint pas rigueur et laissa le sujet couler. Et, de toute façon, la soirée semblait commencer.

La pénombre n’empêchait pas le bar de s’emplir de nouveaux venus, tous plus uniques et parfois excentriques les uns que les autres. Et, Ambrosia avait, comme à chaque fois, un grand plaisir à les observer. Des couples entraient, des groupes d’amis, aussi, et la jeune fille sembla vite faire le lien, entre tous ces inconnus, un point commun qui, avant qu’elle ne rentre, lui était passé sous le nez : un bon nombre d’entre eux étaient « de la jaquette ». La gamine souriait, un peu plus enchantée par sa soirée. Depuis qu’elle avait appris pour l’homosexualité de son frère, elle s’était un peu plus ouverte à ce monde, s’était un peu plus ancrée dedans, pour en apprendre un peu plus, et pour les côtoyer. Dès lors, elle avait rencontré des gens formidables, plein d’une humanité et d’une bonté qui lui avait parfois redonné fois en son espèce, alors, oui, oui, elle adorait trainer avec des gays. Et, s’il y avait bien une chose qu’elle adorait faire avec eux, c’était parler des garçons. Bien souvent, elle avait eu recourt à leur conseils, pour comprendre un peu plus la gente masculine et savoir où elle en était, dans ses relations avec tel ou tel « copain ». Oh, elle n’avait jamais vraiment eu de relation sérieuse avec les hommes et dire qu’elle était désintéressée aurait pu être un euphémisme : pour elle, la sexualité et les relations de couples étaient un peu « overrated ».

Puis le silence. Le frisson et la trépidation avant ce que tout le monde semblait attendre. Mais Ambrosia, elle, les regardait, ces étrangers, ces spectateurs, fascinés par une scène encore vide. Pendant les concerts, les festivals et les représentations en général, la Renaldi adorait porter son regard sur les spectateurs, pour jauger leur état, pour admirer leurs traits souvent tirés par une admiration bien souvent non méritée. Et, ce soir, cela ne changeait pas : outre le lieu, les visages étaient les mêmes, les expressions, également, sauf pour quelques uns – comme son frère – qui, en lieu et place d’admiration, revêtait un masque de curiosité.

Et, enfin, une voix. Une voix brisant le silence pensant d’attente. Le maitre de soirée présentait celle qui allait entrer en scène, dans une fanfare soudaine qui ne poussait néanmoins pas le regard de la cendrée sur la scène. Non, non, elle admirait encore et toujours la beauté du genre humain. Elle n’applaudissait pas, elle, et se contentait de se laisser porter par l’ambiance, et par les exclamations de ceux qui sont les plus enjoués. Le piano lui arracha pourtant un sourire rêveur, alors qu’elle repensait à cette femme, cette sublime créature qui lui avait ouvert un autre monde. Un autre, encore…

Elle sirotait son cocktail, les yeux toujours rivés sur les visages, avant que celui-ci ne se pose sur celui de son frère. Une nouvelle voix s’était élevée, douce, suave, étrangement aigue, mais ça sonnait faux. Du coin de l’œil, elle aperçut une forme s’approcher de leur table, et, à mesure que cette « dame » se glissait vers son frère et elle, le visage de Fifi se métamorphosait : de la curiosité naquit peu à peu une autre expression, celle de la surprise, peut-être. Et puis… Et puis, cette voix ne lui était pas étrangère, finalement. Mais, le timbre sonnait faux, tellement faux.

Et enfin, elle tournait son regard vers la femme qui se dressait devant leur table. Enfin, ses pupilles d’un vert foncé se posaient sur cette silhouette qui, elle aussi, ne lui était pas étrangère, mais qui, ce soir, n’avait rien de familier. Et là, elle aurait pu être percutée par un camion, l’effet aurait été le même, à peu de choses près. Son frère, cette masse de muscles, cette armoire à glace, se tenait devant eux, fondu dans une robe, fardé comme une voiture volée, et, et…

Le plus étrange fut sûrement qu’au delà de sa propre surprise, c’était l’expression que son aîné portait, qui lui fit le plus « mal » en dedans. Dans ses yeux, elle voyait de l’effroi, le doute, aussi, et la peur insondable de se faire rejeter. Et, pauvre petite Renaldi qu’elle était, elle fit ce qu’elle savait faire de mieux, peut-être : le rassurer.

D’un geste lent et, son visage se muant peu à peu, elle finit par esquisser un sourire, avant de rire, doucement, et de sortir un billet de son portefeuille pour le glisser dans le décoté de la « belle ». Elle fit un clin d’œil à son frère, tandis qu’elle foutait un léger coup de pieds à Fifi, pour le faire réagir. « Pour une femme comme vous, je serai prête à me ruiner, Madame ! Je ne connaissais pas cet endroit, mais c’est incontestablement une excellente surprise. » D’une traite, elle finit son verre, avant de lever la main pour en demander un autre. « Si vous arrivez à m’impressionner, soyez assurée que je reviendrai ! » Voilà. Elle n’avait pas besoin d’en dire plus, elle riait, de plus belle, regardant toujours ce frère, que ce soir, elle découvrait « sœur ». Elle s’assurait, avec sa nonchalance presque désinvolte que son frère comprenne le message : avec son maquillage, et ses robes, en sueur et en jogging, peu lui importait la forme et l’habit, elle l’aimait, lui, dans son entièreté. AH ! Et elle penserait bien, plus tard, à lui faire cracher le morceau, soit, que le maquillage qu’elle avait vu en arrivant, se trouvait étalé sur sa sale tronche de cachotier.

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Re: "we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Jeu 16 Fév - 16:39


Un milliard de choses me sont passées par la tête en une fraction de secondes. C'en était presque physiquement douloureux. Des tonnes de questions, toutes plus farfelues les unes que les autres, passèrent dans mon esprit à l'instant même où je croisais le regard d'Ambrosia et de Raffaele. Ma chère petite sœur, et mon non moins cher petit frère. J'avais l'impression d'être dans un autre espace que celui qui nous reliait tout les trois. Plutôt, tout les quatre. Satine comptait plus que tout dans l'équation que nous formions, elle en était même l'inconnue la plus complexe. Je sentais déjà quelques regards curieux se porter vers nous, à détailler le comportement de la starlette du soi, qui semblait être totalement déconvenue face à ce qu'il se passait devant ses propres yeux. Mais comment mes clients pouvaient-ils savoir que ma famille était là, devant moi, à tout comprendre de mes secrets les plus intimes ? Je ne voulais pas que cette rencontre gâche tout mon numéro. Il était toujours, à aucune exception, rondement mené. Je ne devais pas laisser mon public sur la touche pour un simple problème de famille que je réglerais en coulisses. Pourtant, j'étais terrible troublé. Ce n'était pas le genre de surprises qui contribuaient à ma performance. Le regard effaré de Raffa' ne me rassurait pas. Mais alors... pas du tout. Son regard étaient rivé sur ma personne, sur la robe que je portais, sur le maquillage que j'arborais, sur l'attitude ultra-poussé du rôle que je travaillais depuis des années. Encore une seconde à croiser ses yeux et je vais défaillir. 3... 2... 1...

Pour une femme comme vous, je serai prête à me ruiner, Madame !

Choc. Doux, et agréable choc. Les mots d'Amby résonnent subitement dans le bar, et trouvent écho en moi. Elle prononce tout ça de manière si naturelle que je ne sais pas quoi dire sur l'instant. Joue-t-elle ? Se moque-t-elle de moi, de ma condition, de cette apparence qui tranche radicalement avec celle que j'aborde tout les jours ?
On ne dirait pas. Ses yeux pétillent d'un éclair que je comprend. Elle sait. Elle voit... Elle accepte, jouant le jeu que tous jouent dans ce bar quand ils viennent me voir. Satine, c'est une caricature, un dédoublement si prononcé qu'il est risible, autant que sensuel. L'androgynie, c'est pas mon truc, c'est pas ce que je souhaite. Je ferais tâche avec mes gros bras. Alors Ambrosia, elle est de ces autres, ceux qui trouvent le déguisement amusant, et beau. Ceux pour qui je chante tout les soirs ou presque.
Ma petite sœur me voit. Elle voit la seconde nature de son aîné.
L'émotion me prend à la gorge. Je sens mes yeux me piquer. Ils brûlent presque de bonheur quand je l'entends décortiquer chaque syllabe de manière si enjouée. C'est un instant si fort pour la famille Renaldi. Peut-être l'un des plus intenses. Je ne sais pas, je ne sais plus vraiment, là... Tout est mélangé. Pour le meilleur, sans doute.
... Hm, eh bien, vous n'allez pas être déçus mes chéris ! Je vous promets un spectacle de haute voltige, vous allez vouloir me lancer vos petites culottes à la fin ! Allez, que le show commence, on papote on papote mais on avance pas !
Je finis par m'éloigner de ma famille, le cœur beaucoup plus léger dés que mes yeux sortent de leur champs de vision. Ce soir, le spectacle, il n'est pas pour un public ordinaire. Je leur dédie, à ces deux loustics au fond de la salle.
Les notes s'égrainent, les chansons s'enchaînent, le feu monte, la flamme de la scène me prend aux tripes et je donne le maximum. Même plus encore, tout monte en crescendo jusqu'au bouquet final, et les applaudissement fusent, jaillissant sous les spotlights, m'enivrant encore plus que n'importe quel vin de bon cru.
La magie finit par s'effacer, lentement. Je la range au placard en même temps que ma robe, de retour dans ma loge, lové dans le silence. L'ambiance bourdonnante du bar reste un écho lointain. Maintenant que j'y pense, c'est la première fois que je retire l'habit de Satine aussi vite. C'est évidemment en lien avec ceux que je viens de voir à l'intérieur de mon petit monde. Des intrus bien connus. Débarbouillant mon visage des artifices scéniques, j'observe ma face, épuisé. Et je les attends. Je sais qu'ils vont venir me demander des explications... et c'est en tant qu'Isidore que je veux affronter ma famille.

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Re: "we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Jeu 16 Fév - 20:21


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Il ne sait pas comment réagir Raffa, il est surpris de voir son frère en face de lui. Comme ça. Dans la peau de Satine. Ce costume qu’il porte le temps de quelques soirées. Depuis combien de temps cela dure ? Pourquoi ? Qu’est-ce que cela lui procure ? Raffaelo ne sait pas et c’est certain que ceux sont des questions qu’il posera à son grand frère tout à l’heure. Après son spectacle. Spectacle. Ambrosia est surprise, certainement. Mais elle n’est pas comme le plus jeune des Renaldi présent ici. Elle est plus réactive, elle a toujours été comme cela. Elle donne un coup de pied à son grand frère pour qu’il arrête d’avoir ce regard, pour qu’ils disent quelque chose, qu’il réagisse. Plus jeune, mais plus maligne leur sœur, c’est certain. Isidore avait besoin pour continuer son show aussi bien qu’il le fait d’ordinaire, à en juger par les applaudissements, d’un coup de pouce. Un coup de pouce qu’Ambrosia se dépêche de lui donner. Raffaelo la regarde, sa jeune sœur, aussi spontanée, elle est parfaite. Elle a généralement la bonne attitude, les bonnes réactions dans des moments parfois surprenants. Alors Raffaelo sourit pour encourager son frère à continuer ce pour quoi il était là ce soir. Pour qu’il continu d’être Satine. Il le regarde avec un regard encourageant. Il aurait aimé ne pas avoir montré cet air effaré, choqué. Comment son frère a-t-il prit cette expression ? L’avait-il mal prit. Il s’en veut maintenant Raffa, parce que quoi qu’il arrive, quoi que fasse son frangin, il serait toujours là pour soutenir ses choix, même s’il n’était pas d’accord. Il le soutiendrait toujours quoi qu’il arrive. Comme lorsque son père a appris la sexualité d’Isi, comme quand il est parti de la maison. Et Raffaelo ferait cela pour chacun de ses frères et sœurs. Sans aucune hésitation. Le jeune Renaldi ne comprenait pas spécialement pourquoi des hommes décidaient de se transformer en femme ou l’inverse, temporairement, occasionnellement ou définitivement, en fait, il n’avait jamais réellement posé la question. Il est certain que s’ils le font c’est parce qu’ils se sentent mieux comme cela. Mais pour le coup, il ne comprend pas pourquoi Isidore le fait. Les raisons, le déclic, tout. Il ne juge pas Raffa. Il veut simplement comprendre. Il pensait connaitre Isidore dans sa totalité, mais il y a cette partie de sa vie qu’il ne connait pas et qu’il a hâte de découvrir. Les paroles d’Ambrosia sont suffisantes pour que leur frère continu. Elle a ce regard, ces mots, cette attitude qui émeut Isidore. Raffa remarque les yeux brillants de son frère. Il est touché par la réaction de sa sœur. Il poursuit, il s’éloigne. Raffaelo regarde sa jeune sœur se rasseoir prêt de lui. Il a honte de sa réaction d’il y a quelques minutes ou plutôt de sa non réaction. « Désolé, j’ai pas géré », lui dit-il en s’excusant, cependant ce n’est pas à auprès d’elle qu’il doit s’excuser, mais auprès de son frère. « Tu as été parfaite, comme toujours » Raffa sourit à sa sœur. Puis bois la boisson qui se trouve dans son verre. Il en a besoin. La soirée promet d’être surprenante.

Et c’est parti, le spectacle commence réellement. Isidore, ou plutôt Satine se met à chanter. Elle brille de mille feux. Elle donne tout ce qu’elle a. Raffaelo la regarde en souriant, en rigolant parfois. Il avait déjà entendu son frère chanter c’est sûr. Il a toujours aimé cela du plus lointain que Raffa puisse se souvenir. Mais jamais comme cela. Sous les traits de Satine, il rayonnait et il avait vraiment l’air d’adorer ce qu’il fait. Cet amour, cette joie, tout cela se ressentait dans le public. Tout le monde l’écoutait, tout le monde. Et à cet instant Raffa étais fier de voir que de nombreuses personnes acclamaient, applaudissaient, la deuxième partie de son frère. Satine. Ce personnage qu’il doit jouer depuis un certain temps visiblement. Il est bon, pense Raffaelo en entendant son frère. Et puis c’est la fin. Cette fin que de nombreuses personnes ne veulent pas voir arriver. Raffa veut voir le spectacle continuer avec Satine, tout comme il veut le voir s’arrêter pour aller voir Isidore. Le jeune Renaldi se joint aux spectateurs pour applaudir, il se lève, il siffle. Il observe Satine s’en aller. Il n’a plus le même regard que tout à l’heure, la surprise est toujours présente, mais elle s’est estompée et s’il a la même expression que tout à l’heure, Ambrosia pourrait lui donner plus qu’un coup de pied sous la table.


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Re: "we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Ven 17 Fév - 17:56



       
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Dire qu’Ambrosia était encore sur le cul aurait été un horrible euphémisme. Elle était sciée, terrassée au point, peut-être, d’avoir l’impression qu’un troupeau de taureaux lui était passé dessus. Ah, elle n’aurait plus été là pour faire part de ses sensations, mais elle n’arrivait pas à trouver meilleure comparaison, là, alors que son Zizi repartait pour faire ce qu’il savait si bien faire, fallait-il croire. Mille questions se frayaient dans sa tête, plus débiles les unes que les autres, plus insensées, aussi, peut-être.

Tout, tout prenait un autre sens, se remettait en place sous un jour nouveau. Pour avaler la pilule, il lui faudrait plus qu’un seul autre verre, et elle le savait. Elle finit celui qu’elle avait – tout juste entamé – et en recommanda un autre. Ses yeux se rivaient sur son frère, ne le quittant pas, ne le quittant plus. Ils brillaient d’une fascination toute nouvelle et Ambrosia continuait de boire, laissant peu à peu ses yeux se voiler. « Oh, t’en fais pas, on aura bien le temps de se rattraper après la représentation, je pense ! » Elle souriait faiblement, toujours concentrée sur son frère le plus âgé. Il bougeait et chantait comme s’il avait été fait pour ça, comme s’il l’avait toujours fait et la cendrée trouvait ça terriblement beau… Elle s’en prenait plein les yeux et si elle avait pu, elle aurait pris plein de photo, elle aurait dessiner son frères sous les traits de Satine pour graver à jamais cet instant où elle finissais par connaître Isidore. Oui, elle avait cette sensation charmante et merveilleuse de le connaître enfin, de refaire sa connaissance du début et de voir enfin, LUI, dans son intégralité…

Le spectacle prit fin bien trop vite à son goût, et elle se leva, comme tous les autres, pour applaudir aussi. C’était étrange, mais elle était fière, si fière que son frère puisse être, aussi, sa sœur. Ça n’avait pas tellement de sens, mais dan son esprit embué, elle comprenait, elle savait, et c’était l’essentiel. Sans prendre la peine se de rassoir, Ambrosia prit son verre d’une main, et la dextre de son frère dans l’autre. Elle se faufilait maintenant vers un vigile pour lui expliquer, pour lui faire comprendre qu’elle devait voir son frère. Elle échangeait quelques mots avec lui, mais il semblait faire la sourde oreille et ça, ça l’énervait profondément. « Oui, oui, je suis sa sœur. Vous voulez voir ma carte d’identité ? » Elle se faisait pressante, presque désagréable et elle lui montra finalement sa carte. « Renaldi, vous voyez ? Et lui, c’est notre frère. Son frère aussi à lui, du coup. » Elle soupira, supplia un peu plus et fit quelques promesses vides de sens, mais elle s’en foutait. Il fallait qu’elle aille voir son frère.

Une fois le gorille passé, elle chercha des yeux une loge, n’importe quoi, pour savoir où son frère pouvait bien se cacher. Un nom « SATINE », brillait sur l’un des pans de bois et l’effrontée n’attendit pas : sans frapper, sans demander son reste, elle ouvrit la porte. « GROS CON ! Espèce de GROS CON ! » - elle retenait quelques larmes, maintenant, mais elle souriait, et ça n’avait pas de sens. « Pourquoi tu n’as rien dit Zizi ?! » Elle riait maintenant, ses larmes lui brouillant la vue. « AH ! C’est bien ironique, de t’appeler Zizi ! » Elle essuya ses yeux d’un revers de main, fuck son maquillage. « Attends, tu veux pas te le faire couper hein ?! » Question débile numéro 1. « Non, non… Putain. Tu étais… Tu étais… TROP BONNE. » Elle faisait maintenant les 100 pas, à quelques bons mètres de l’ainé des Renaldi. « Putain, mais le maquillage ! C’était pour ça, mais BIEN SÛR ! Putain… T’as appris à te maquiller comment ? » Question débile numéro 2… « Uh, c’est pour ça que tu te rases toujours le même jour… J’te préfère avec, quand même. Mais bon, j’imagine que Satine, femme à barbe, ça le fait pas trop… » Enfin, elle riait sans que d’autres larmes ne viennent voiler sa vision. D’un coup sec, elle finit son verre avant de le poser sur une table. « T’es vraiment conne, franchement ! » Elle gravit les quelques pas qui la séparaient de son frère pour lui sauter dessus, dans les bras, sur le dos, un peu partout et surtout n’importe comment. « T’as encore du mascara, madame. » Elle le serrait fort et souriait comme une abrutie. « Fifi, viens là, les câlins, ça se fait toujours en groupe chez les Renaldi, non ? » Finalement, c’était pas grand chose, ou alors, si, c’était énorme, comme révélation, mais Ambrosia n’en faisait pas tout un plat. C’était un autre genre de coming-out, certes, mais dans le fond, ça ne changeait rien. Ah, si, elle avait un peu plus de matière, encore, pour se foutre de la gueule de son frère, peut-être !

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Re: "we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Lun 20 Fév - 19:13


Bien.
Eh bien...
Je dois bien avouer que je m'y attendais sans m'y attendre. C'était aussi confus que l'état de mon esprit, à ce moment-là. Faut dire que j'ai tellement eu peur de cette révélation, je faisais tout pour retarder l'inévitable. Pas forcément par lâcheté - bien qu'un peu – mais surtout parce que je ne voulais pas répéter la même erreur que celle que j'avais commise durant mon coming-out. J'avais tout annoncé, de but en blanc, sans prendre le temps de justifier ma condition. De me défendre face aux balles éventuelles, chargées pour abattre la différence. Pour l'existence de Satine, c'était le pire des scénarios possible. Des milliards de questions devaient leur traverser le cerveau. Mais je ne pensais pas les recevoir de plein fouet comme ça. Débarquant tout les deux dans ma loge, je croisais d'abord le regard perdu de Raffaelo. J'avais l'impression qu'il parlait davantage avec les yeux lorsque les mots n'arrivaient pas à lui venir. Généralement, c'était mauvais signe. Puis c'est ma petite sœur qui parût devant mes yeux. Elle bouillait. De quoi, je ne savais pas, mais je sentais que je n'allais pas tarder à le savoir. Ma loge me semblait vraiment minuscule, à trois. La tension était palpable, du moins, de mon point de vue. Je me liquéfiais, toute mon assurance scénique avait complètement disparue. J'pouvais pas compter sur Satine pour me sauver. La diva était au placard, bien à l'abris, sans doute m'observait-elle d'ailleurs, à me souhaiter bon courage dans cette épreuve. Mes lèvres, libres du rouge, étaient pourtant presque sanglantes à force de me les mordre. Hey... Salut, vous deux. Vous... uh, ça vous a plu? Je me décompose littéralement. Les rires nerveux se succèdent, tandis que j'ai qu'une envie : me barrer si loin qu'on en oublierait toute cette histoire.
Mais c'est sans compter sur Ambrosia. Amby la tornade, Amby l'éclatante, qui part, elle, dans une explosion volubile. Elle se déploit, ma sœur, dans une esclandre que je perçois comme un amas de reproches aux premiers abords. C'est douloureux, de prendre sa surprise en pleine face, mais j'dois encaisser. Je la comprends tout à fait. J'aurais fais la même chose... si ce n'est pire. Bordel. J'suis l'aîné et j'me sens comme une petite souris qu'un chat va dévorer en trente secondes. Non, mais... Enfin, c'est pas ça... uh... J'me défends comme un gamin à qui des collégiens ont volé la sucette au coca. C'est lamentable. J'ai presque envie de crier et m'en aller. De lui hurler que merde, c'est ma vie, que-
Et là.
Un câlin.
Enfin, ce qui lui ressemble le plus. Un simili koala, accroché à moi comme un morceau d'eucalyptus, et qui fait disparaître toutes mes peurs en un claquement de doigts. J'en reste extatique. Paralysé. J'ose pas comprendre, et pourtant... pourtant... elle fait comme dans la salle. C'était pas du faux. Tout, absolument tout ce qu'on a traversé ce soir, c'était authentique comme notre lien fraternel à tout les trois.
Putain.
J'en chiale. Amby... J'suis une vraie madeleine, j'mouille son col, on pourrait dire dans l'jargon que je fonds en larmes. D'un revers de bras, j'attrape Raffa, Amby' a raison, c'est ensemble ou rien.
On reste longtemps, comme ça. Leur chaleur m'envahit. Ca me rappelle tellement nos années ensemble que l'émotion me prend aux tripes... cette soirée va me tuer. De bonheur, sans doute. Mais l'heure n'est pas à la détente, il faut parler, il faut ouvrir son cœur aux amours familiales. Les lâchant finalement, et m'essuyant le visage trempé, j'abdique. Bon... alors... par où commencer... Mes idées s'entremêlent, c'est vraiment pas évident. Mais j'dois pas reculer, ça va bien se passer. Ils m'aiment toujours, quoique je porte ou quoique je prétende être. Je fais ça depuis quatre ans, environ... C'est Andy qui m'a présenté le patron du bar et on a construit ce personnage ensemble. Au début c'était vraiment pas évident... j'étais vraiment gauche. Mais... enfin... c'est tellement libérateur, j'saurais pas l'expliquer. Ca a rien à voir avec mon identité de genre, j'reste un garçon, j'vais rien couper Amby. Mais Satine bah... elle a le courage que j'ai pas, elle est fabuleuse. Elle rit avec les gens. C'est juste un rôle, quelque part... mais j'ai jamais rien connu de plus merveilleux, comme hobby. Le transformisme, c'est ma passion maintenant. J'comprends que ça fasse beaucoup à encaisser... J'voulais vous l'annoncer autrement, j'vous assure. Sourire, et douceur. Pour dire la vérité... je suis vraiment heureux que vous soyez venus, ce soir.

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Re: "we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Jeu 2 Mar - 10:45


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Le spectacle une fois terminée, les deux jeunes Renaldi s’empressaient de se rendre vers les loges afin de voir leur grand frère. Le vigile à qui ils avaient à faire n’avait pas réellement envie de les croire et Raffaelo regardait sa sœur, un sourire en coin, s’énervait contre cet homme qui n’était pas d’avis de les laisser entrer. Agaçait par la situation, elle lui montre finalement sa carte d’identité et ce n’est qu’à partir de ce moment que le monsieur décida de les laisser passer. « Du coup, comme elle a dit, je suis leur frère. » S’exprime enfin Raffa en passant devant le vigile et suivant sa sœur jusqu’à la loge qui portait le nom de « Satine ». Satine, ce nom de scène que leur frère avait choisi. Ce personnage qu’il jouait depuis un petit moment à en juger son succès. Cette autre facette de lui dont il n’avait pas parlé ni à Raffa, ni à Amby. Elle ne frappe pas la jeune Renaldi. Elle entre, elle insulte son grand frère, sans aucune méchanceté en fait, mais elle le fait. On ne l’arrête plus la demoiselle. Elle parle, fait les cent pas, rigole, souris, puis finis par sauter sur son frère. Sans pour autant arrêter de parler et Raffa regarde la scène. Il ne dit rien, il rigole de temps en temps. Il avait l'habitude de ce genre de réaction avec sa sœur et cela l'amusait tout le temps. Son grand frère a bien envie de s’expliquer, mais elle ne le laisse pas faire. Elle est comme cela Amby. Elle a un sacré caractère la petite. Puis ce câlin improvisé, ce câlin familial. « Bien sûr que c’est en famille. » dit finalement Raffaelo, lorsqu’il peut enfin en placer une. Et il rejoint son frère et sa sœur. Il ne peut s’empêcher de remarquer que son frangin pleure. Certainement de joie, ou de nervosité. Certainement trop d’émotion. Peut-être ne s’attendait-il pas à cette réaction, peut-être croirait-il que sa sœur ou même son frère le prendrait mal, voire très mal. Mais le lien qui les unit à tous les trois et bien plus fort que tout cela. Bien plus fort que ce secret. Les Renaldi restent un moment comme cela. Ces câlins, cela faisait longtemps et même si Raffaeo ne le dirait certainement pas, mais ces moments familiaux, ça lui avait bien manqué pendant ses voyages. Et quand sa copine l’a largué, il aurait bien voulu être avec eux, c’est certainement ou plutôt assurément la raison pour laquelle il se retrouve ici, à Vérone.

Le câlin prend fin. Laissant place maintenant à l’explication. Il fallait tout de même qu’Isi explique à sa sœur et son frère, le personnage de Satine, la raison de son silence. Ces explications que Raffaelo attendait avec grande impatience. Quatre ans. Cela fait quatre ans qu’Isidore fait cela. Satine existe depuis quatre ans et c’est seulement aujourd’hui que vous la rencontrait. Les deux jeunes Renaldi écoutent Isidore leur dire qu’au départ il n’était pas très à l’aise et était un peu maladroit. Mais en tout cas, ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’était une Satine sure d’elle et énormément talentueuse qui est montée sur scène et a fait un spectacle des plus grandiose. Alors voilà, elle existe parce qu’elle lui fait du bien. C’est sa passion le transformisme et Raffaelo est content de voir son frère heureux. « C’est vrai qu’elle est plutôt fabuleuse Satine. » Affirmes Raffaelo en souriant à son frère. Et il le pense réellement, il a beaucoup aimé le spectacle qu’il a vu.  « Mais quand même Isi, en quatre ans, tu n’as pas trouvé le moyen de nous le dire ? » Raffaelo le questionne, sans pour autant lui reprocher quelque chose. « Tu avais peur de notre réaction peut-être ? » Le jeune homme essaye de comprendre la raison de son silence. « Tu nous connais quand même, tu sais qu’on t’aimera toujours, peu importe ce que tu fais. On t’aime comme tu es. » C’était un peu le moment révélation. Le moment sentimental. Raffaelo parle en son nom et celui de sœur, car il est certain qu’elle n’en pense pas moins: elle accepte et aimera son frère quoi qu'il arrive. Ils ont toujours été là pour Isi, et ce n’est certainement pas aujourd’hui que cela changera. « En tout cas, content de t’avoir vu ce soir cachottier. » La surprise qui avait gagné Raffaelo plus tôt diminuait petit à petit, et il espérait que son frère ne tiendrait pas rigueur de la réaction ou non réaction qu’il avait eue en découvrant tout cela dans la salle de spectacle.

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Re: "we are a family, like a giant tree" (Renaldi)
Lun 6 Mar - 18:29



       
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Eurk. Heuresement qu’elle aimait son frangin, la gamine, parce qu’elle avait l’impression d’être un bout d’terre aride sous la mousson, à s’faire chialer dessus. Mais c’était beaux, et c’était tellement bon, finalement. Une fois l’étreinte terminée, la cendrée prit un siège et récupéra son verre qu’elle sirota le temps d’écouter ce que l’ainé avait à dire. Et ça avait un semblant de sens, c’était indéniable… Qu’il ait eu peur du rejet, c’était totalement compréhensible, aux vues de leur passé familial, mais Ambrosia ne pouvait s’empêcher d’avoir un pincement au cœur, tout de même. Quatre ans, quatre ans dans l’ignorance… Elle s’en voulait presque de ne rien avoir vu, mais ce n’était pas vraiment de sa faute, si ? Elle avait passé sa vie – jusque là – dans les livres, loin de Vérone, loin de son frère, comment aurait-elle pu savoir ? Hm… Ce raisonnement n’arrivait en rien à faire taire ce doux regret, cette sensation étrange que pendant 4 longues années, elle avait un peu été étrangère à la vie de son frère. Et, alors qu’elle le regardait, elle ne pouvait retenir son sourire béat. Ah ! C’qu’elle l’aimait, ce grand frère, qu’elle les aimait ces deux abrutis, devant elle. Et, alors que Fifi faisait part de son sentiment, alors qu’il affirmait qu’Isidore n’avait rien à craindre et que leur amour pour lui n’avait en rien changé, Ambrosia se promettait de trouver le temps, un jour, de dessiner ou de peindre Satine. De la voir dans un miroir était une chose et Zizi devait l’avoir assez vue pour la connaître par cœur, mais la cendrée voulait qu’il la voit, à travers d’autres yeux ; les siens, pour comprendre, pour voir que malgré le peu de temps qu’elle avait admirée Satine, elle représentait beaucoup, tellement, pour elle aussi.

« BON ! Osef, on va boire un coup non ?! Fêter la venue de ce nouveau membre dans la famille non ? C’est un peu la cousine cheloue, un peu tordue, maintenant, non ? » Elle riait, se relevant et finissant son verre d’une traite. Elle le tourna le dos, se dirigeant vers la sortie de la loge, avant de s’arrêter sec et de pouffer de rire. « Hahaha… Dis, Zizi. » - elle fit volte-face – « Tu me montrerais ? » Non, ce n’était pas très claire, damn. « J’veux dire… Ça compte comme du travestissement, si j’me colle une fausse barbe et que je m’habille en chauffeur routier graveleux ? » Ah ! Rien que l’image la fit rire d’un rire tout à fait débile, de ceux de Grominet quand il trouve un plan pour bouffer le canari. « Haha ! T’imagines, moi, avec une barbe… » Et là, l’illumination ! « Oh putain ! »  - elle sautillait sur place – « SEMAINE PROCHAINE, quand tu te rases, garde tes poils, je m’en ferai une barbe ! » elle riait, se pliant à moitié en deux, tenant son verre vide d’une main plus très sûre tant elle était secouée de rire. « Oh putain, oui ! J’veux essayer ! » Elle était rouge à force de rire. Nul doute que l’alcool battait dans son sang. Ah, putain, elle se sentait divinement bien ! Mais elle reprit, plus sérieuse : « J'veux tenter de voir, de comprendre comment tu te sens. Ça a l'air d'être fort. Et comme mon nouveau moto, c'est d'essayer des choses nouvelles, ON VA S'Y COLLER ! Bon. Aller… J’ai soif. » Elle reprit sa route, vers le bar, n’attendant pas vraiment qu’on la suive.

Non, elle n’était pas ivre, promis, juré, mais elle se sentait tellement légère. Ah, il était loin, le poids des études, le poids de toutes ces merdes, et elle aimait sa vie, Dieu c’qu’elle aimait sa vie. Et sa famille. Son Zizi, son fifi, et maintenant Satine. Tiens, il faudrait lui trouver un surnom à elle aussi !  Titine… Tétine.  Prise d’un autre rire débile, Ambrosia commandait un autre verre se rasseyant au comptoir. Ah ! Si on lui avait prédit qu’un jour, elle se retrouverait là, après avoir vu son frère devenir sa sœur le temps d’un soir, elle aurait ri, mais tellement ri de ne pas vouloir y croire… Et pourtant, ce soir elle avait ri, tellement ri d’aimer à ce point cette femme, cette sœur qu’elle venait tout juste de rencontrer. AH ! Il était de nouveau temps de boire. À la santé de Tétine, alors !

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