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(lucio) they came from pain
Sam 4 Fév - 22:30


 

my luck, my love, my God, they came from pain
luca & ezio

Rome. Samedi 11 février 2017.
ton doigt qui déserre légèrement la cravate autour de ton cou. tes yeux qui cherchent le regard désapprobateur de ton père. absent. probablement occupé à faire les yeux doux à une midinette plus jeune que toi. tant mieux pour une fois ça t’arrange. il ne pourra pas venir te faire un sermon sur ta cravate qui n’est pas suffisamment serrée. de toute façon selon lui tant que tu peux respirer sans problème c’est qu’elle n’est pas bien mise. merci papa pour le conseil mais tu ne comptes pas mourir étouffé par un foutu bout de tissu. tes doigts qui attrapent une coupe de champagne au passage d’un serveur devant toi. bois ezio. la soirée va être longue, tu le sais. tu traines les pieds depuis ce matin, depuis que tu atterri à Rome. t’es crevé. t’as pas envie. de toute façon t’as jamais envie pour ce type d’évènement. le genre où il est impératif de porter un costume (de la marque Armani, obligatoirement), une cravate et des mocassins dans lesquels tes doigts de pied souffrent. tu as enchainé les rendez-vous. tu n’as pas cessé de sourire, serrer des mains. tu as croisé tellement de monde que tu as probablement eu le temps de choper six maladies. t’avais oublié. comme d’habitude. t’avais pas prévu de faire ça ce weekend. tu comptais partir à Ibiza ce matin et ne revenir que lundi soir. passer cette fin de semaine à danser, crier, boire, coucher et décuver. ça c’était ton programme. programme de rêve. loin de ton père. loin de tous ces trous du cul qui te font la conversation en espérant que tu te souviennes d’eux demain. tristesse, ça n’arrivera pas. toi, tu te rappelles juste des corps qui se déshabillent devant toi et qui partagent tes draps. mémoire visuelle. mais t’es là. pas le choix. la douce voix criarde de ton père qui te réveille ce matin pour te rappeler de ne pas être en retard. une main qui se glisse dans ton dos. tu tournes la tête. bordel. et lui qui est là. tu t’empêches de lever les yeux au ciel. c’est ridicule. absolument ridicule. noa. le beau noa. le sexy noa. nouveau mannequin pour la marque Armani. beau brun aux yeux verts. bien plus grands que toi. bien plus gentil que toi. il est tout jeune dans le métier. il a besoin d’un nom. « ezio il a besoin de publicité. il sera ton petit ami pour l’ouverture de la nouvelle boutique. » euh non papa ? c’est ce que tu voulais dire. c’est ce qui te brûlait la langue. mais t’as rien dit. parce-que derrière papa, il y avait maman. et maman te suppliait du regard de ne pas répondre. elle te faisait ce regard qui te faisait comprendre que papa est mourant et qu’il ne faut pas le stresser. et toi t’es le roi pour lui faire faire des crises cardiaques en temps normal. alors t’as rien dit. en soit tu n’as même pas accepté. mais te voilà dans ce beau merdier. un samedi soir, bien loin des fêtes d’Ibiza, une coupe de champagne vide à la main, un beau mec qui se prend pour ton roméo et une envie soudaine de vodka. il dépose un baiser sur ta joue. t’es écoeuré. par ce trop plein de gentillesse, de tendresse, de romance. qu’il est niais. il croit vraiment que ce soir il sort avec toi. que ça c’est un rendez-vous. non bonhomme c’est juste une belle grosse mascarade digne de la famille armani. tout est image et réputation. rien n’est vrai. tu lui fais signe que ta coupe est vide et il part aussitôt. en plus d’être mannequin, il est serveur. merveilleux. t’es pas tombé sur le plus con, il est serviable. il sera utile pour que tu finisses bourré avant la fin de la soirée. ton père qui t’attrape par le bras. une poigne ferme. tu la reconnais immédiatement. ton sourire colgate qui éclaire immédiatement ton visage. ton père doit croire que tu passes une bonne soirée même si vous savez tous les deux que tu préférais être ailleurs. un autre vieillard à qui tu dois serrer la main. ça n’en finira jamais. un actionnaire ou un investisseur. tu sais pas trop. tu l’as pas vu nu le monsieur donc son prénom t’échappe. ton père et lui qui se perdent dans une conversation. un fond sonore pour toi. ton rendez-vous qui te ramène ta coupe. il t’embrasse à nouveau. au coin des lèvres. tu n’y réponds pas. tu manques de t’étouffer avec ton champagne. tu crois rêvé. u’est-ce qu’il fout là ce con ? tu donnes ta coupe à noa et tu pars dans la foule. tu entends ton père t’appeler mais tu ne t’arrêtes pas. tes yeux qui ne le quittent pas du regard. tu arrives enfin devant lui. tu lui fais probablement peur. tu le retournes en l’attrapant par le bras. un peu trop fermement. t’es pas d’humeur à être tendre. et encore moins avec lui. « qu’est-ce que tu fous ici ? tu t’es perdu sorabella ? » ton ton digne d’un froid polaire. tes yeux qui ne montrent aucun sentiment. absolument aucun. tu veux juste le voir prendre la porte. « dégage de là, t’as rien à faire ici. » tu ne pensais pas le croiser ici. pas un événement organisé par ta famille. pas à Rome. bordel c’est vraiment une soirée de merde. tu peux peut-être encore attraper un jet pour Ibiza. renseigne-toi vite ezio. il est probablement pas trop tard.
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Re: (lucio) they came from pain
Sam 4 Fév - 23:04


they came from pain
EXORDIUM.
parfois, il se demande s'il a bien fait d'accepter, luca. s'il a bien fait d'accepter l'invitation du paternel armani. il savait très bien qu'il allait croiser ezio. qu'il allait le voir au minimum. et il n'a pas pu empêcher toutes ses images de revenir dans sa tête, luca. il a prit sur lui. pour paraître de marbre en distinguant le plus âgé dans la foule il y a quelques heures. il passe une main dans ses cheveux alors qu'il éteint sa caméra de vlog. il a promis à ses abonnés de filmer la soirée, les coulisses de l'ouverture de la boutique. il réajuste sa veste -armani, évidements- avant de venir glisser ses lunettes sur son nez en un soupir. il sent déjà le mal de crâne pointer avec cette foule et la musique qui sera trop forte. il termine par sortir de sa chambre d'hôtel gracieusement offerte par le patriarche armani. en même temps, tout son séjour à rome lui a été offert. sans qu'il ne demande rien, sous prétexte de l'amitié de leur famille, pourtant, on lui a fait subtilement comprendre qu'une vidéo n'était pas de trop. y'a un rictus qui s'est dessiné, sur les lèvres de luca. évidemment. alors il a accepté. il ne sait toujours pas pourquoi. sans doute qu'il aurait dû refuser. ça ne lui apporte rien, au fond, cette soirée. à part une ou deux coupe de champagne gratuites. il sourit, luca. il sourit alors qu'on lui demande une photo, une jeune femme, brune, plutôt jolie, qui l'enlace alors que son amie les photographie. il échange quelques mots avec la demoiselle, avant de s'excuser et de se fondre de nouveau dans la foule, son regard bleu à la recherche d'une silhouette sans même qu'il ne s'en rende compte. sa mâchoire se crispe alors qu'il voit ce mec inconnu embrasser ezio sur le coin des lèvres. il ferme les yeux un instant. il doit arrêter, luca, de réagir comme ça. il a pas son mot à dire, rien du tout. il n'est rien, luca, rien ni personne pour dire quoi que ce soit. il soupire doucement, luca, avant de se retourner alors qu'on l'interpelle, il sourit. sourire de façade. sourire faux, alors qu'il a envie de s'en aller. il retient un léger soupir. une poigne sur son bras, il se retourne. son regard qui tombe dans celui d'ezio. « qu’est-ce que tu fous ici ? tu t’es perdu sorabella ? dégage de là, t’as rien à faire ici. » un sourire en coin se dessine sur ses lèvres, à luca. il se retient de rire. de rire devant l'air froid d'ezio, devant l'air qu'il se donne. parce que sans doute que son week-end a été gâché par cette soirée. il réajuste du bout des doigts ses lunettes sur son nez, luca. « ce que je fais ici ? je réponds à l'invitation de ton père. » qu'il répond simplement, extirpant de la poche intérieure de sa veste la lettre reçue quelques jours plus tôt. « c'est con hein ? toute la soirée à devoir me supporter. » son sourire qui a disparu de ses lèvres, alors qu'il fronce légèrement les sourcils. il retient un soupir face à ezio. le sourire hypocrite qui revient sur ses lèvres alors qu'un journaliste fait irruption. « luca ! ezio ! une photo pour montrer que vos familles sont toujours belles et bien associées ? » il grimace presque luca. il aurait s'en douter, qu'à partir du moment ou il allait s'approche d'ezio un journaliste allait arriver. il jette un regard presque froid à ezio, alors qu'il ne sait pas s'il doit accepter ou non.
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Re: (lucio) they came from pain
Sam 4 Fév - 23:54


 

my luck, my love, my God, they came from pain
luca & ezio

Lorenzo aurait adoré cette journée. il était avare de toutes ces petites choses qui, pour toi, sont des corvées. une journée typique d’héritier. les rendez-vous, les trucs bien officiels, les beaux sourires. la concrétisation d’un projet. cette nouvelle boutique qui ouvre en plein centre de Rome. la sixième dans la capitale. parce-qu’il n’y a jamais assez de boutiques Armani en Italie comme dirait ton père. toi tu comprends pas. t’essayes de comprendre. parfois, pas tout le temps. mais t’arrives pas à comprendre en quoi c’est amusant. chercher, analyser, payer, rencontrer. c’est trop. trop important. trop de responsabilités. trop pour si peu. cette boutique n’a rien de nouveau. elle ressemble aux cinq autres. même design, mêmes vêtements, même vitrine. rien d’extraordinaire. pourtant ce projet a pris plus d’un an. un an pendant lequel ton père s’est arraché les cheveux. il en a fait des nuits blanches parce-que quelque chose n’allait pas comme il voulait. tu n’arrives pas à prendre ça sérieusement. ton père te l’a trop souvent répété. mais ça te passe au dessus. tu ne conçois pas la chose. c’est que des fringues, quatre murs et une caisse. alors devoir être présent ce soir à Rome pour être pris en photo pour couper le ruban, ça te fait chier. vraiment. ça ne t’amuse pas du tout. surtout que tu as déjà fait ça dans beaucoup d’autres villes dans le monde. à chaque fois c’est le même cirque. toujours le même cinéma. encore et encore. et le pire c’est qu’à chaque fois tu dois être surpris et heureux d’être là. c’est dur. mais tu fais un effort. tu te tais et tu souris. il vaut mieux que tu aies la bouche fermée parce-qu’en général quand elle est ouverte, ça finit souvent mal. ton père a dû envoyer un chèque comme excuse à un des actionnaires de l’empire après que tu aies traité sa femme de bimbo russe. t’apprends. comme les gamins. à te taire. sois beau et tais-toi ezio. c’est aussi simple. c’est juste un mauvais moment à passer. une soirée d plus à jouer au pantin de ton père. l’idée est juste qu’il soit satisfait. alors tu joues le jeu. tant bien que mal. et pour lui tu es même prêt à t’afficher aux bras d’un mec. d’un parfait inconnu. tu connais juste son prénom. et il attend probablement plus que cette soirée. mais tu ne sais pas si tu lui donneras. t’es pas encore assez éméché pour savoir si tu partageras tes draps avec lui. puis la soirée prend un nouveau tournant. ton sang qui bouillonne. ton coeur qui s’accélère. tu laisses tout en plan. tu oublies presque où tu es. tu ne peux le laisser se balader dans la même salle aussi innocemment. rien que de le voir te donne des envies de meurtre. désolé papa ce soir tu ne te retiendras pas. ce soir tu ouvriras ta bouche. il ne peut pas rester ici. tu ne veux pas le voir. pas après ce qu’il s’est passé la semaine dernière. trop tôt. alors tu ne mâches pas tes mots. t’as aucune envie. tu te fiches pas mal d’être trop franc ou méchant avec lui. il le mérite. puis un sourire sur son visage. t’as envie de lui coller une. il n’a pas le droit de sourire. pas alors que tu viens de lui dire de dégager. il remet ses lunettes du bout de ses doigts. et ça te fait chier de l’admettre mais il est sexy ce con. en costard avec des lunettes. « ce que je fais ici ? je réponds à l’invitation de ton père. » connerie. putain de connerie. pourquoi son père aurait invité luca ? aucun sens. il sort fièrement (trop même) son invitation de sa poche. « c’est con hein ? toute la soirée à devoir me supporter. » hors de question. cette soirée était déjà suffisamment pénible avant que tu poses tes yeux sur lui. tu ne veux pas le voir. tu ne veux pas l’entendre. tu ne veux pas respirer le même air que lui. « mon père est mourant, il a forcément fait une erreur. c’est qu’un papier. je peux le déchirer. » joue la carte du père qui a un pied dans la tombe eizo. sans aucun scrupule. t’es un gamin. « tu n’avais qu’à répondre que tu ne pouvais pas venir. bon sang c’est pas compliqué de dire non. tu sais très bien te faire comprendre quand tu veux. » sous-entendu pas trop discret. le mauvais souvenir encore en mémoire. puis le sourire hypocrite qui revient sur le visage de sorabella. un journaliste qui vous approche. il manquait plus que ça. merveilleux. une photo pour immortaliser ce beau moment de poésie. « luca ! ezio ! une photo pour montrer que vos familles sont toujours belles et bien associées ? » qu’il est con. mais qu’il est con. tu te tournes vers sorabella qui te fusille du regard. bah tiens ça va être de ta faute maintenant s’il vous a approché. il n’avait qu’à pas se pointer ici. tu lèves les yeux au ciel. seul luca le voit. puis tu regardes le journaliste. ta bouche déjà ouverte prête à l’envoyer bouler mais ton père te surveille. évidemment qu’il te surveille. il sait de quoi tu es capable. « ezio, j’ai promis une photo de vous deux. rapproche toi de luca, bon dieu. ne fais pas l’enfant. » recherche de sortie de secours. ibiza qui semble si loin. en revanche ton père qui est beaucoup trop proche. il se tient juste derrière le journaliste et son regard te défend de fuir. il te fait même signe de te décaler vers sorabella. tu meurs de honte. tu préférais être ailleurs.  partout sauf ici. loin de luca. tu poses ta main dans son dos. pas délicatement. tu le pinces. discrètement. mais au fond tu espères lui faire mal. photo prise. papa armani satisfait. luca et toi de nouveau. « t’as été pris en photo, c’est bon tout le monde verra que tu es venu. maintenant vas t’en, je ne veux plus te voir de la soirée. » tu espères réellement qu’il te laissera. tu sais bien qu’il en est capable. il te l’a prouvé la semaine dernière en te laissant comme un con, torse nu dans ta cuisine. mais cette fois tu lui demandes. tu veux qu’il s’en aille.
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Re: (lucio) they came from pain
Dim 5 Fév - 12:51


they came from pain
EXORDIUM.
cette soirée aurait pu se dérouler sans encombre. luca a fait acte de présence, tout le monde est content. son père et le père armani. après tout, c'est important de voir un sorabella lors de l'inauguration d'une énième boutique armani. c'est important de voir que leurs familles s'entendent toujours bien. il retient un soupir, luca. il laisse ce faux sourire se dessiner sur ses lèvres quand un journaliste lui demande une photo, mais pourtant un véritable sourire éclaire son visage quand il se retrouve face à quelques abonnés. mais rien de bien intéressant autrement. hormis ezio. luca à l'impression que son regard fait exprès de se poser sur le plus âgé. et à chaque fois, luca, il sent se frisson remonter le long de son dos. il se pince les lèvres, décide de passer outre. il fait mine d'être intéressé par une conversation banale. mais non. il a fallu qu'armani intervienne. il a fallu qu'ezio pique sa crise. sa main sur son bras, luca il se retourne, se retrouve face au regard bleu aux mille nuances. « mon père est mourant, il a forcément fait une erreur. c’est qu’un papier. je peux le déchirer. » il secoue la tête luca. parfois, il aimerait foutre une baffe à ezio et lui dire d'arrêter de se comporter comme un gosse pourri gâté. « tu n’avais qu’à répondre que tu ne pouvais pas venir. bon sang c’est pas compliqué de dire non. tu sais très bien te faire comprendre quand tu veux. » il ne relève pas, luca. il préfère de pas le faire. il s'apprête à répondre, mais un journaliste fait son interruption. putain de photo. du coin de l'oeil, il remarque ezio qui lève les yeux au ciel, qui s'apprête à remballer le journaliste, mais son père fait irruption. « ezio, j’ai promis une photo de vous deux. rapproche toi de luca, bon dieu. ne fais pas l’enfant. » le corps d'ezio trop proche du sien, à luca. sa main dans son dos, alors que l'autre espère lui faire mal en le pinçant. il reste impassible, luca, ce sourire sur ses lèvres alors qu'il se plie au jeu de la photo. au jeu de l'amitié alors que la tension est plus que présente entre eux. quelle tension ? il ne saurait réellement le dire. « t’as été pris en photo, c’est bon tout le monde verra que tu es venu. maintenant vas t’en, je ne veux plus te voir de la soirée. » il pourrait rire, luca. rire encore une fois du comportement d'ezio. mais il s'abstient. il retient un léger soupir. « c'est bête, j'ai pas de moyen pour rentrer à vérone ce soir. si t'avais été un minimum attentif à ton environnement t'aurais remarqué qu'on s'est croisés à l'aéroport, mais t'étais trop occupé à explorer la bouche de ton petit-ami. » qu'il lâche finalement, sarcastique, alors ses doigts jouant avec le bracelet de la montre qu'il porte au poignet gauche. il se pince les lèvres. il faut qu'il arrête, luca. la vie d'ezio ne le regarde pas. il n'a pas à faire de commentaire. il n'a pas le droit, il aurait pu l'avoir. s'il n'était pas parti comme un lâche. s'il n'avait pas décidé de fuir.
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Re: (lucio) they came from pain
Dim 5 Fév - 17:52


 

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luca & ezio

t’aurais dû repasser derrière ton père. t’aurais dû jeter un oeil à la liste des invités. t’aurais mieux fait. t’aurais pas eu de surprise comme ça. tu aurais pu t’assurer que tu validais toutes les personnes présentes même si tu ne connais pas leur nom. toute la bourgeoisie romaine. tous ces gens aussi friqués qu’imbus de leur personne. ce sont juste des sourires pour toi. mais peut-être que ça aurait été plus malin de te renseigner davantage sur cette soirée. tu t’es contenté de suivre les instructions de ton père. sans vraiment d’effort mais au moins tu n’as rien dit. t’as pas cherché à aller contre lui. tu as juste fait ce qu’il voulait. en râlant. quand même. pour toi c’était juste l’ouverture de la boutique puis une soirée. petits fours et coupe de champagne. noa, le petit toutou qui te suit. c’était aussi simple que ça. mais non. c’était trop beau. il fallait bien que ça merde quelque part. sans le savoir ton père qui te bousille un peu plus ta soirée. le pire c’est que tu sais qu’il ne l’a même pas fait exprès. il sait pas papa armani ce que luca a fait. ça te fait péter un câble ce carton d’invitation qu’il sort aussi naturellement. il aurait dû refuser. ça t’aurait évité d’avoir envie de lui en foutre une à un événement mondain. alors tu te sens obligé de lui faire une remarque. de lui lancer un pic, lui rappeler qu’il a été capable d’être un bon gros lâche la semaine dernière, qu’il n’a pas eu de soucis pour dire non à ce moment-là. puis une photo. ton père qui t’observe. tes doigts qui touchent sorabella. pour le pincer, pour le faire chier. mais c’est surtout un toucher que tu ne contrôles pas trop et dont tu as envie. puis tu te retrouves de nouveau seul avec lui. tu ne mâches pas tes mots. tu veux juste le voir partir. tu ne vas pas pouvoir t’empêcher de le chercher du regard si tu sais qu’il est là. « c’est bête, j’ai pas de moyen pour rentrer à Vérone ce soir. si t’avais été un minimum attentif à ton environnement t’aurais remarqué qu’on s’est croisés à l’aéroport mais t’étais trop occupé à explorer la bouche de ton petit-ami. » non ezio ne le frappe pas. retiens-toi. il te cherche. il le fait exprès. sois mature pour une fois. « lui au moins ne part pas comme un lâche après m’avoir embrassé. bonne soirée, sorabella. » tu tournes les talons et tu disparais dans la foule. tu n’as plus rien à lui dire. tu ne veux plus le voir. (…) t’as perdu ta cravate. tu sais pas où elle est. probablement dans la chambre de noa. tu en sors. tes mocassins dans la main, ta chemise à moitié ouverte, les cheveux ébouriffés. tu donnes l’impression de rentrer chez toi après un coup d’un soir. mais ça ne s’est pas passé comme ça. il t’a embrassé, il t’a chauffé, il t’a excité, il t’a fait plaisir mais tu ne lui as pas rendu. pas envie. pas ce soir. t’as passé une soirée de merde. tu n’as pas réussi à oublier la présence de sorabella. tu cherchais son regard. noa a essayé de te distraire mais même sa bouche n’a pas été efficace. pour dire… tu veux juste te laisser tomber sur ton lit dans ta suite et oublier ces dernières heures. prendre une longue douche brûlante et te réveiller que demain. tu traines des pieds dans le couloir. ta mère qui piquerait une crise de te voir en chaussette. tant pis. il est quatre heures du matin. c’est plus l’heure de porter des chaussures trop petites. tu fouilles dans ta poche de costume pour ta clé. ton père te l’a donné ce matin en descendant de l’avion. tu sais plus où tu l’as foutu. c’est pas le jour pour te retrouver enfermé dehors ezio. tu t’arrêtes en plein milieu. tu retrouves ta carte électronique. t’entends du bruit. tu relèves la tête. des gens un peu plus loin qui se bécotent. cliché. ils se tiennent devant la porte d’une chambre en plus. c’est si compliqué de prendre cinq secondes pour avoir la porte et finir à l’intérieur loin de toi ? tu pries pour que ce ne soit pas ta chambre. t’es prêt à taper un scandale. s’il faut tu attrapes la nana par les cheveux pour la dégager. tu t’avances et tu pouffes de rire. c’est drôle. sorabella. collé contre la porte, la langue enfoncée dans la gorge de la gourdasse qui gémit. t’étais pas prêt à voir ça. il a décidé de te pourrir la vie jusqu’au bout en fait ? tu lèves les yeux vers le numéro de la chambre. il se tient à celle juste à côté de la tienne. tu pries silencieusement qu’il soit juste adossé à une porte au hasard et que ce ne soit pas sa chambre pour la nuit. « content de voir que t’as retrouvé ton hétérosexualité sorabella, la semaine dernière tu l’avais un peu perdu. » tu ne peux pas t’en empêcher. tu veux qu’il te voit. tu veux qu’il se détache de ses lèvres à elle pour te regarder toi. « apparemment t’as pas besoin d’alcool et de drogue pour embrasser les filles. c’est bon à savoir. » tu l'as mauvaise de le voir embrasser si facilement une nana. surtout après qu'il ait fuit comme un lâche la semaine dernière.
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Re: (lucio) they came from pain
Dim 5 Fév - 18:30


they came from pain
EXORDIUM.
il peut pas s'en empêcher, luca, de chercher ezio. de le pousser à bout. il ne sait pas pourquoi. il ne peut pas empêcher se sentiment de ramper dans ses veines quand il repense au fait de voir amarni en train d'embrasser un autre mec. il arrive pas à expliquer le pourquoi du comment et ça lui donne envie de hurler ou de frapper dans un mur. il déteste se sentir perdu, comme ça, luca. il déteste cette sensation qui l'habite depuis qu'il s'est barré comme une merde après avoir embrassé ezio. et s'il était resté ? et s'il n'avait pas fuit comme ça, qu'est ce qu'il se serait passé ? il n'en sait rien. ça lui fait peur, dans un certain sens, d'être incapable de prévoir quelque chose comme ça. de ne pas réussir à contrôler cette envie des lèvres du garçon. « lui au moins ne part pas comme un lâche après m’avoir embrassé. bonne soirée, sorabella. » il observe ezio partir, avant de se retourner, de se fondre dans la foule lui aussi, éloignant le plus âgé de ses pensées. (...) il ne sait pas comment il s'est retrouvé là, luca. il n'a pas bu pourtant, pas autant qu'il l'a fait la semaine dernière. il s'est contenté d'une ou deux coupe de champagne, rien de plus. mais ça l'empêcher pas d'avoir loupé le moment ou la situation lui a vraiment échappé. et il saurait pas trop dire pourquoi il se retrouve adossé contre la porte de sa chambre d'hôtel, sa chemise à moitié sortie de son pantalon alors que ses lèvres se pressent contre celles trop rouge d'une jeune femme blonde, plutôt jolie, au décolleté avantageux, et pourtant il refuse presque de répondre au baiser, malgré les mains glissant le long de son torse. « content de voir que t’as retrouvé ton hétérosexualité sorabella, la semaine dernière tu l’avais un peu perdu. » putain. il sursaute, ses mains repoussant la jeune femme qui le regarde étrangement. « apparemment t’as pas besoin d’alcool et de drogue pour embrasser les filles. c’est bon à savoir. » il ferme les yeux un moment. « dégage. » qu'il siffle à la nana qui ne manque pas de l'insulter avant de déguerpir, ses doigts s'activant à reboutonner son haut. il se tourne vers armani, il peut pas s'empêcher d'observer sa chemise débraillée et ses cheveux ébouriffés. il ne peut pas s'empêcher de penser qu'il est sacrément canon comme ça.« c'est quoi ton problème ? » qu'il lâche, presque froidement. « t'es jaloux ? comme tu la dis toi-même j'étais bourré et drogué ezio. » qu'il rétorque. il se cherche des excuses. il le sait, il en est conscient. terriblement conscient. mais une partie de lui ne peut pas se résoudre à apprécier autant les hommes. les hommes, ou bien ezio en particulier ? il se pince doucement les lèvres, passant une main sur son visage. la nuit est bien avancée et il refuse de laisser la fatigue prendre le dessus.
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Re: (lucio) they came from pain
Lun 6 Fév - 0:57


 

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luca & ezio

t’en as marre. de ce hasard. de ce destin. de ces dés. que luca ait été invité. qu’il soit venu. de toujours te retrouver dans des situations pas possibles. t’es jamais au bon endroit. t’aurais dû aller plus souvent à l’église, prier davantage, te faire apprécier là-haut. t’as pas assez écouté ta mère. c’est le karma peut-être. c’est le karma qui s’en prend à toi après que tu aies passé toutes ces années à foutre le bordel. la tempête ezio qu’on t’appelait. ton passage laissait des traces. pas toujours agréables, pas toujours réparables. à l’âge de treize ans, tu t’es retrouvé pour la première fois devant un sorabella. t’étais personne. t’étais rien. un petit merdeux qui se prenait pour le mafieux de vérone. orphelin, t’avais encore rien à perdre. tu passais tes journées dans la rue à embarquer ta petite bande dans les terrains vagues et les cages d’escaliers. vous avez fait chier jago. tu ne savais pas qui il était. aucune idée. mais tu voyais bien qu’il n’avait pas de problème pour manger. alors tu lui as piqué son porte-feuille. t’étais fier à l’époque. tu te sentais puissant. toi haut comme trois pommes qui arrive à le voler. puis quelques semaines plus tard, tu t’es de nouveau retrouvé face à lui. mais à ce moment-là t’étais devenu quelqu’un. les papiers d’adoption étaient officiellement signés. tu étais un armani. mais tu as fui le regard de jago. par honte. puis plus dix ans ont passé. et ton destin semble toujours lié aux sorabella. sans réellement savoir pourquoi. sauf que tu as pris de l’assurance. tu as pris en stupidité aussi. tu ne baisses plus le regard. tu ne baisses plus la tête. tu dis ce que tu penses. à voix haute. et clairement le luca, il te rend fou. fou de rage. il t’agace avec ses yeux bleus, avec ses lèvres si parfaites, avec son petit rire. il t’énerve quand tu le vois la langue dans la bouche d’une autre. alors que tu as passé la soirée à le surveiller. parce-que tu n’as pas réussi à faire autrement. parce-qu’il t’obsède. et ça t’agace. qu’il ait autant d’impact. qu’il réussisse à te mettre dans un tel état. il n’a pas le droit. qu’il retourne faire ses vidéos de merde. qu’il continue de se lancer des défis. mais qu’il sorte de ta tête, bordel. lui et ses problèmes de sexualité. lui et son « je suis pas gay ». et tu jubiles quand il sursaute au son de ta voix. tu jubiles quand il repousse la jeune femme en posant les yeux sur toi. parce-qu’il le fait pour toi. et tu apprécies encore plus quand il fait comprendre à la gourdasse de dégager. c’est tellement agréable. d’être la raison. d’être celui pour qui il le fait. ça veut forcement dire quelque chose. et il se rhabille. gêné d’être dans un état pitoyable sorabella ? t’oses même pas imaginer ce qui se serait passé si tu n’étais pas arrivé. est-ce qu’il aurait fini la nuit avec elle ? est-ce qu’il aurait fini complètement déshabillé contre elle ? non, tu ne veux pas savoir. tu le vois te dévisager, regarder tes fringues. t’espères au fond qu’il croit que tu viens de tirer ton coup. t’espères sincèrement. « c’est quoi ton problème ? t’es jaloux ? comme tu l’as dit toi-même j’étais bourré et drogué ezio. » il est froid sorabella. il tente de faire bonne figure. mais il se cherche des excuses surtout. ridicule. pathétique. triste aussi. « mon problème ? j’en ai aucun moi. je dors très bien la nuit. je sais qui je suis, ce que j’aime. » tu réponds simplement. tu hausses légèrement les épaules. tu veux qu’il pense que c’est simple. simple de savoir qui on est et d’assumer. « arrête luca. bordel on dirait que je t’ai forcé à boire et à te droguer. bientôt tu vas dire que je t’ai sauté dessus et que je t’ai embrassé de force ? » ton ton qui monte. t’as pas envie d’être gentil. il t’épuise. il est con. terriblement con. et tu peux pas passer ton chemin. impossible. tu te rapproches de lui. un peu plus.  « c’est toi. c’est TOI qui m’as embrassé luca. c’est toi qui l’a voulu ce baiser. » ton index contre son torse. t’aimerais tellement le toucher davantage. tu t’énerves. tu veux le faire réagir. il ne vous reste plus qu’à réveiller l’ensemble du couloir. « c’est toi qui m’as embrassé et... t’es parti comme un lâche... c’était quoi le problème ? t’as aimé m’embrasser, c’est ça ? » tes yeux plantés dans les siens. tu cherches des réponses. tu attends de voir cette petite lueur dans son regard qui te fera comprendre que ça y est, il franchit une étape. « assume, bordel ! » ta main dans tes cheveux. tu as envie de le frapper. t’as envie de cogner ton poing contre le mur. ça te fait tellement d’être rejeté. tu l’as été bien trop souvent. et tu n’es pas sûr de t’en remettre encore une fois.
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Re: (lucio) they came from pain
Lun 6 Fév - 8:49


they came from pain
EXORDIUM.
il aurait aimé n'en avoir rien à foutre, luca, il aurait aimé pouvoir ignorer royalement la voix d'ezio qui résonne derrière lui, qui le provoque, une fois de plus. continuer sa soirée avec cette jeune femme tout à fait charmante. mais au fond, luca, il se demande ce qu'il fous là, en pleine nuit, alors qu'il pourrait être en train de dormir, loin d'armani, loin de ses provocations à deux balles et de toutes ces paillettes qui sont définitivement de trop dans son environnement. il lâche presque froidement un « dégage » à la nana alors qu'il se tourne vers armani, vers son insupportable sourire, ses cheveux décoiffés et son air totalement débrailler. sans doute qu'il vient de tirer son coup, ezio, pourquoi se retrouverait-il dans les couloirs en pleine nuit autrement ? et ça devrait pas lui faire cet effet là, à luca, il devrait pas être comme ça, être jaloux du mec qui s'est potentiellement tapé ezio. il retient un soupir, luca, il se cherche des excuses, elles sont ridicules, même lui, il en ai conscient, même lui, il sait pertinemment que ses excuses, elles sont bidons, qu'elles valent rien. mais il préfère ça, plutôt que de s'avouer qu'il a aimé embrasser un mec. « mon problème ? j’en ai aucun moi. je dors très bien la nuit, je sais qui je suis, ce que j’aime. » il fronce légèrement les sourcils, luca, il se mordille légèrement la lèvre, incertain, avant de finalement répondre. « je dors très bien, merci de t'en soucier. » non. non, il ne dort plus aussi bien, depuis samedi dernier, il n'arrive même plus à trouver le sommeil, par moment. parce que cette soirée le hante toujours, ce baiser, différent de tous ceux qu'il a pu donner à des femmes. « arrête luca. bordel on dirait que je t’ai forcé à boire et à te droguer. bientôt tu vas dire que je t’ai sauté dessus et que je t’ai embrassé de force ? » il pourrait lui dire qu'il s'est bien imposé sur ses cuisses, à ezio, mais il se tait luca, il est peut-être bien intelligent, pour une fois, il ferme sa gueule, il arrête de contrer armani. il est fatigué, luca. « c’est toi. c’est TOI qui m’as embrassé luca. c’est toi qui l’a voulu ce baiser. » et il a raison, ezio. c'est lui qui l'a initié, ce baiser, c'est lui qui s'est penché, qui a effleurer le suçon présent sur la peau du plus âgé pour finalement écraser ses lèvres sur celle d'ezio. il est trop con, luca, il est même pas capable d'expliquer ce geste, il est pas capable de justifier ce baiser. « c’est toi qui m’as embrassé et... t’es parti comme un lâche... c’était quoi le problème ? t’as aimé m’embrasser, c’est ça ? assume, bordel ! » il ferme les yeux un moment, ezio qui est trop proche de lui, son doigt accusateur toujours sur son torse, à luca. il se pince les lèvres, à nouveau, alors qu'ezio passe sa main dans ses cheveux. il sait pas pourquoi, luca, mais il va vient pousser ezio contre le mur, ses deux mains à plat sur son torse. et tant pis si ça résonne dans la pièe d'à côté et si c'est pas une de leurs deux chambres. son corps trop proche de celui d'armani, ses lèvres trop proches de celles tentatrices d'ezio. « qu'est-ce que ça peut te foutre, ezio ? qu'est-ce que ça peut bien te faire si je me suis barré ? tu penses vraiment savoir ce qu'il se passe dans ma tête ? t'es loin, très loin de savoir ce qu'il se passe. » qu'il lâche, froid, trop froid, ses paroles qu'il ne croit pas lui-même. c'est simple, tellement simple de comprendre ce qu'il se passe dans sa tête, à luca. regard bleu plongé dans les orbes si similaires. regard qui se perd, un court instant, troublé, perdu.
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Re: (lucio) they came from pain
Lun 6 Fév - 13:51


 

my luck, my love, my God, they came from pain
luca & ezio

tu ne rappelles pas avoir fait un coming out. être sorti du placard. avoir fait une quelconque déclaration. avoir crié au monde entier que tu aimais les filles et les garçons. tu n’as rien fait de spécial. tu n’as pas fait de grosse fête. ça s’est fait naturellement. sans questions, sans gêne, sans honte. tu ne te souviens pas du moment où tu as compris. ça ne t’a pas paru anormal. c’est peut-être pour ça. c’était un jour comme un autre. rien d’extraordinaire. tu t’es probablement dit « ah ok » et tu as haussé les épaules. tu ne te prends pas la tête. si un jour tu fais perdre des millions à l’empire familial, tu ne paniquerais pas alors ce n’est pas le fait de découvrir que tu aimais embrasser des mecs qui pouvait chambouler ta vie. ton père a eu plus de mal. d’ailleurs tu ne sais pas s’il l’accepte vraiment. disons qu’il s’y ait fait. il n’approuve pas, il se tait et dit rien mais au fond tu sais qu’il aimerait que tu te maries et que tu aies des enfants. des petits héritiers armani. beurk. tu ne veux pas. t’es pas du tout le genre à devenir père. alors forcément t’as du mal à comprendre le sorabella. pourquoi c’est si compliqué pour lui d’accepter ? parce-que tu sais que tu as raison. il t’a embrassé la semaine dernière. tu n’as pas initié le baiser. il t’a demandé d’enlever ton haut. il t’a touché. il t’a embrassé. c’est lui. toi tu n’as rien fait. tu t’es juste contenté  de lui faire comprendre que tu étais prêt s’il l’était. tu ne l’as pas forcé, tu ne l’as pas agressé. et ce baiser, tu l’attendais. depuis le jour où il t’a dit non alors que tu avais à peine dix-sept ans. il l’a rendu si amer en te laissant comme un con. il a réussi à le gâcher. et tu lui en veux. il arrive presque à te faire regretter la semaine dernière. votre moment à deux. votre action ou vérité. alors tu t’énerves. parce-qu’il est buté. parce-qu’il joue au con. il ment. il se cherche des excuses. ça te rend malade. tu comprends pas pourquoi c’est si compliqué pour lui. personne ne va le frapper. il ne va rien lui arriver. c’est juste toi. alors peut-être que le problème est là. il aurait peut-être préféré en pincer pour un autre. pour n’importe qui sauf toi. tu sais pas. t’arrives pas. trop de questions sans réponses. et il t’aide pas. sincèrement il t’aide vraiment pas. « je dors très bien, merci de t’en soucier » mensonge. t’en crois pas un mot. il se mordille légèrement la lèvre. il sait au fond que tu as raison. cette nuit te hante. et tu te doutes que c’est encore pire pour lui. ton ton qui monte. les reproches qui fusent. ton doigt accusateur qui se pose sur son torse. tu veux qu’il réagisse. il le faut. puis tu te retrouves pousser contre le mur. luca qui te surplombe. il pourrait être intimidant. il est plus grand que toi. ton corps qui se retrouve entre le sien et le mur. les mains de sorabella sur ton torse. vos corps qui semblent si proches. trop proches pour que tu continues à t’énerver. tes yeux immédiatement dirigés vers ses lèvres. à quelques centimètres des tiennes. qui s’ouvrent. le ton froid de luca qui te fait frissonner. « qu’est-ce que ça peut te foutre, ezio ? qu’est-ce que ça peut bien te faire si je me suis barré ? tu penses vraiment savoir ce qu’il passe dans ma tête ? t’es loin, très loin de savoir ce qu’il passe. » il te rend triste. triste parce-qu’il continue de se mentir à lui-même. triste parce-qu’il ne se rend pas compte que son comportement t’affecte aussi. que c’est pas le seul concerné. vous étiez deux la semaine dernière. vous étiez deux à profiter de ce baiser. et dans ta tête c’est autant le bordel que dans la sienne. « t’es sérieux là ?! tu te fous de moi ? » il te donne envie de crier. alors ton poing qui trouve son torse, qui se pose un peu violemment. « t’étais pas tout seul, merde ! je le voulais ce baiser ! je l’attendais et tu t’es barré comme un lâche. à cause de toi, j’ai honte de l’avoir apprécié parce-que je me dis que finalement tu le voulais peut-être pas ! » ta voix rauque qui tremble légèrement. la colère qui te consume. ce sentiment de solitude qui revient. le souvenir flou où tu t’es retrouvé seul comme un con en pleine nuit, torse nu, dans ta cuisine. tes yeux brillants qui trouvent les siens. tu ne pleuras pas. tu refuses. « tu n’avais pas le droit luca… » tu murmures à peine. tu souffles. t’es fatigué de te battre contre lui. il n’avait pas le droit de gâcher ce moment. alors dans un geste désespéré, tu te rapproches de lui. tes doigts qui agrippent sa chemise. tu te mets sur la pointe des pieds. puis tes lèvres qui trouvent les siennes. violemment, passionnément. si c’est le dernier baiser que tu auras de lui, tu comptes bien le rendre magique. ta main qui trouve ses cheveux. tu l’attires vers toi. son corps contre le tien. le mur derrière toi qui te retient. puis la magie qui opère. il semble te répondre. alors tu fermes les yeux et t’en oublies presque toute cette colère. tu te détaches de lui en hésitant. ton front collé au sien. tu sens son souffle. il est proche. « ne pars pas. pas maintenant. ne sois pas lâche. » un souffle faible. une vérité que tu lâches presque silencieusement. « s’il te plait luca. » tu t'attaches à lui comme jamais. tu ne veux pas te retrouver seul. tu ne veux pas le sentir se détacher de toi, complètement. tu mords ta lèvre, rempli de doute. parce-que tu sais qu'il peut te refaire le coup.
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Re: (lucio) they came from pain
Mer 8 Fév - 8:44


they came from pain
EXORDIUM.
il réfléchit de trop, luca. il le sait, il pense trop, il se soucie trop de savoir ce qu'on va penser, ce qu'on va imaginer de lui. et il a l'impression d'être perdu. totalement paumé comme quand il était adolescent. il maintenant qu'il y pense - ou du moins que cette pensée s'impose à son esprit - luca il se souvient des regards discret et rapide qu'il pouvait déjà poser sur les autres mecs. putain. il soupire, il ferme les yeux, la voix d'ezio qui résonne dans son crâne. il est tard, trop tard et il a pas envie de parler, ou même de crier. il n'a pas beaucoup de patience, luca, pas dans cette situation, alors qu'il veut juste qu'armani se la ferme une bonne fois pour toute, alors il vient le pousser contre le mur, ses mains sur le torse du plus âgé alors que leurs corps semblent soudainement bien trop proche. et cette proximité l'effraye. ça lui fait peur, à luca, ça le terrifie alors qu'il ne devrait pas. mais luca il a toujours dans un coin de son esprit les paroles qu'il a déjà pu entendre de la part de son père ou de son entourage. et sans doute que ça, c'est ce qui l'effraie le plus. « t’es sérieux là ?! tu te fous de moi ? » il fait à peine attention au poing d'ezio qui frappe légèrement son torse. il se pince légèrement les lèvres, luca. « t’étais pas tout seul, merde ! je le voulais ce baiser ! je l’attendais et tu t’es barré comme un lâche. à cause de toi, j’ai honte de l’avoir apprécié parce que je me dis que finalement tu le voulais peut-être pas ! » si, il le voulait. sans doute. il n'est plus certain de rien, l'alcool qui lui a donné un mal de crâne au réveil, la journée qu'il a passé à ne rien faire pour espérer, faire passer ces maux de crânes tous aussi insupportables les uns que les autres. « tu n’avais pas le droit luca… » le murmure d'ezio qui le sort de ses pensées un peu trop lointaines. et il a à peine le temps de reprendre ses esprits, luca, qu'ezio s'est déjà trop rapproché de lui pour poser ses lèvres sur les siennes. avec une certaine violence et une passion non dissimulée, alors que les mains du plus âgé sont cramponnées à sa chemise. et luca, presque sans réfléchir, il y répond, à se baiser, ses mains trouvant aussi la chemise d'ezio alors que ce dernier glisse ses doigts dans ses cheveux. et luca, il pousse un peu plus ezio contre le mur, son corps collé contre celui d'armani. « ne pars pas. pas maintenant. ne sois pas lâche. s’il te plait luca. » il ferme les yeux alors que le front d'ezio se pose contre le sien. et luca, il est incapable. incapable de se détacher d'ezio, de s'éloigner de lui. il reste silencieux un court instant. « je ... » ferme la luca, t'as rien à dire. il se pince les lèvres, ses mains tordant la chemise d'ezio entre ses doigts. « je ne suis pas lâche. » qu'il souffle, du bout des lèvres. si, si il l'est, il l'a été il y a une semaine tout juste, en le laissant, en partant, sans même pouvoir dire pourquoi, ou comment. « j'ai eu peur. » c'est ridicule. mais c'est vrai. il rouvre les yeux, il se détache à peine pour chercher le regard d'ezio, son regard océan qui le réconforte. ce regard dont il peut avoir peur, aussi. il soupire doucement, luca. il sait pas, il est même pas capable d'expliquer ce qu'il se passer dans sa tête. et tout ce qu'il trouve à faire, c'est de se pencher pour poser de nouveau ses lèvres contre celles d'ezio, doucement, comme s'il avait peur de pouvoir le briser, parce qu'ezio lui a sembler si fragile, il y a quelques minutes seulement, mais luca, il se garde bien de le faire remarquer, parce qu'il est conscient que vexer ezio est pas la meilleure des choses à faire pour le moment.
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Re: (lucio) they came from pain
Jeu 9 Fév - 1:59


 

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luca & ezio

t’as peur. peur de l’engagement. peur de l’abandon. peur de t’attacher. depuis toujours. tu t’es toujours débrouillé pour ne dépendre que de toi. tu ne veux pas devoir faire en fonction de quelqu’un d’autre. tu aimes trop ta liberté. pouvoir décider de tout par toi-même. juste toi. ce que tu veux, ce dont tu as envie. ne pas réfléchir pendant mille ans. garder cette spontanéité qui te caractérise tant. toutes ces années à l’orphelinat suis dans les familles d’accueil. toutes ces fois où tu y as cru. où tu t’es dit que c’était bon, tu allais enfin ouvrir ta valise et t’installer. mais en fait non. parce-que tu n’as jamais été assez. pas assez jeune, pas assez grand, pas assez blond, pas assez italien. il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas. les papiers d’adoption qui n’ont pas été signés avant que tu aies treize ans. toute ton enfance, tu as grandi en te disant que finalement si tu n’avais pas de famille c’est que tu ne le méritais pas. tu as été abandonné à la naissance. ta mère biologique n’a pas voulu de toi. il y a forcément une raison. c’est qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec toi. cette peur qui a toujours été ancré en toi. elle n’est jamais partie. tu as juste su la dissimuler. par le sarcasme, par ton assurance. mais elle est revenue. la semaine dernière. quand tu t’es retrouvé seul et vulnérable. quand luca t’a laissé. quand il a fui. après t’avoir embrassé. à ce moment-là tu t’es dit que tu n’étais pas assez. tous ces doutes qui sont revenus. tu l’as fait fuir. et ça te rend fou. de t’être fait avoir. d’avoir été si vulnérable. d’avoir lâché prise. de lui avoir donné autant de pouvoir. pourquoi il a cet effet sur toi ? pourquoi ça t’affecte autant ? ça te brûle. tout cet espace qu’il a pris. dans ta tête, dans tes pensées, dans ton corps. ça te fait peur. ça t’angoisse. alors tu t’énerves. contre lui contre toi. contre son comportement. contre le tien. tu devrais partir. tu devrais l’ignorer. mais ça aussi t’es incapable de le faire. puis tu finis par l’embrasser. parce-que t’es obligé de le faire. parce-que t’en as envie. parce-que tu ne peux pas lutter. son corps si proche du tien. ses lèvres. son odeur. c’est passionnel, désespéré et brouillon. il te répond. c’est le paradis. il te pousse un peu plus contre lui. ça te rassure. il ne t’a pas rejeté. pas cette fois. alors tu finis par lui demander de ne pas le faire. pas partir. pas comme la semaine dernière. tu as peur. peur de le sentir se détacher de toi. et à ce moment-là tu te rends compte que tu as besoin de lui. plus que ce que tu ne le pensais. ton front contre le sien. un silence. un calme qui t’angoisse. tu ne parles pas. ce n’est pas à toi. c’est à lui d’ouvrir la bouche. de dire quelque chose. puis enfin. délivrance. « je… je ne suis pas lâche. » tu sens ses mains qui resserrent ta chemise. ça te fout un coup. qu’il n’assume pas. qu’il ne le voit pas comme toi. « j’ai eu peur » vérité qui fait mal. pour toi. pour lui. tu le sens qui se détache légèrement de ton visage. son regard planté dans le tien. tu y lis tellement d’émotions. la peur, l’angoisse, l’incertitude, l’hésitation. tu as envie de le réconforter, de le rassurer. il n’a pas avoir peur. pas avoir peur d’aimer embrasser les garçons. mais avant que tu fasses quoi que ce soit, tu sens ses lèvres de nouveau sur les tiennes. mais cette fois c’est doux. une caresse qu’il te fait. c’est tendre. il prend le temps. c’est beaucoup moins désespéré. tes doigts qui se glissent dans ses cheveux. tu pourrais finir par apprécier ce geste. mais tu as besoin de savoir. alors tu attends que le baiser se termine de lui-même. que luca se détache de toi. puis tu attends qu’il te regarde dans les yeux. « c’est si difficile d’assumer que t’aimes embrasser les garçons ? » tu devrais peut-être pas. poser d’autre question. tu devrais peut-être juste continuer à l’embrasser et espérer que demain il ne t’ignorera pas. mais c’est plus fort que toi. tu as besoin de crever l’abcès. « ou alors c’est peut-être moi le problème mais pas les gars en général. ça te fait chier de m’avoir embrassé moi ? » tu gardes tes yeux dans les siens. ton ton qui reste relativement clair alors que tu es complètement terrifié. terrifié de ne pas être assez. une nouvelle fois. alors que tu as maintenant vingt-cinq ans. tes mains qui retrouvent leur place le long de ton corps. inconsciemment tu lui donnes une clé de sortie. tu lui laisses le choix de partir. mais cette fois, t’es pas sûr de lui courir de nouveau après. parce-qu’il faut que tu penses à toi. que tu te protèges. « je te retiens pas sorabella. si tu veux, on peut faire comme ci il ne s’était rien passé mais dans ce cas-là, ne m’adresse plus jamais la parole. » ton ton est glacial, menaçant même. à lui de choisir maintenant. tu ne peux pas le faire à sa place.
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Re: (lucio) they came from pain
Jeu 9 Fév - 8:35


they came from pain
EXORDIUM.
il aimerait pouvoir y arriver, luca. il aimerait pouvoir arriver à se foutre de tout, à dire merde et à faire ce dont il a envie. mais c'est pas aussi simple que ça, pour luca. parce que luca il se soucie de se qu'on pense de lui, particulièrement de sa famille. de son frère, de ses sœurs, de son père même, parce que luca, il vient d'une famille croyante, et même si les mœurs évoluent avec le temps, il est pas certain que ses parents prennent bien le fait de voir leur second fils aimer les hommes. il est perdu, luca, il ne s'est jamais senti aussi perdu et aussi troublé. il ne sait pas, il n'est même pas certain de vraiment vouloir savoir pourquoi. mais il y a ezio. ezio qui lui a totalement retourné l'esprit, qui a fait remonter toutes ces hésitations d'adolescent dont il avait réussi à se débarrasser en grandissant, il a tout fait revenir et luca il était pas prêt à tout ça, à ces questions, à ces hésitations. il dort mal, luca, il se pose des questions, sans doute trop de questions. et puis il y a ce baiser. totalement désordonné de la part du plus âgé. et il y répond, luca. il y répond parce qu'il en a terriblement besoin et terriblement envie. ses lèvres contre celles de l'autre garçon, un soupir dans le baiser, l'envie de tout laisser tomber et de s'abandonner totalement aux mains et aux lèvres du plus âgé. mais c'est loin d'être aussi simple, loin d'être possible. il y a tous les doutes, toute la peur de ses nouvelles sensations et de ses sentiments qui semblent se déchaîner dans son esprit, à luca. et pourtant, il revient poser ses lèvres sur celles d'ezio, plus calmement, presque tendrement, il ne peut pas s'en empêcher, luca, il a tellement envie de l'embrasser encore et encore. il aime sentir les doigts d'ezio glisser dans ses cheveux un peu trop bouclés. « c’est si difficile d’assumer que t’aimes embrasser les garçons ? » oui. sans doute, pour luca, c'est compliqué, c'est contre ce qu'il a entendu pendant toute son enfance, contre ce qu'il a toujours vu, contre le modèle qu'on a voulu lui imposer. parce que luca, il a vu son frère avec des filles, il a vu son frère avoir un enfant – trop jeune peut-être – et il a vu son frère se marier. c'est ça, il faut rentrer dans le moule de la société, se faire discret si on veut être tranquille. alors pour luca, c'est difficile d'assumer aimer embrasser les garçons. « ou alors c’est peut-être moi le problème, mais pas les gars en général. ça te fait chier de m’avoir embrassé moi ? » « non. » qu'il répond sans même réfléchir. c'est pas ezio, le problème, lui, il a rien, lui, il est juste beaucoup trop sexy et beaucoup trop attirant. c'est luca, la problème, c'est luca le paumé des deux. « je te retiens pas sorabella. si tu veux, on peut faire comme ci il ne s’était rien passé mais dans ce cas-là, ne m’adresse plus jamais la parole. » il sait pas quoi faire, luca, il a pas envie de tout laisser, de faire comme si rien ne s'était jamais passé alors que putain, il désire tellement les lèvres d'ezio contre les siennes et la proximité de son corps. il n'arrive pas à se détacher des orbes bleus alors qu'il réfléchir à toute vitesse, sans savoir, sans trouver de réponses concrètes dans son esprit paumé. « je veux pas faire comme si rien n'était arrivé. » qu'il souffle, incertain, même lui n'est pas certain de ce qu'il est en train de dire. « mais... c'est trop compliqué. »qu'il souffle, qu'il avoue à ezio, alors qu'il n'a toujours pas bougé. il y a toujours cette proximité étouffante, cette chaleur rassurante et luca, il a toujours ses mains contre le torse d'ezio, il se pince légèrement les lèvres, relâche finalement le tissu tordu entre ses doigts alors qu'il se redresse à peine, passant presque nerveusement une main dans ses cheveux. il trouve rien à dire. « j'arrive pas à savoir ce qu'il se passe dans ma tête. » qu'il soupire doucement.
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Re: (lucio) they came from pain
Dim 12 Fév - 22:31


 

my luck, my love, my God, they came from pain
luca & ezio

pourquoi tu t’embêtes tant ? pourquoi tu lui accordes autant d’importance ? bordel, ezio ça ne te ressemble pas. tu n’es pas comme ça. tu ne cours pas après les mecs. ils le font. tu es du genre à te faire désirer. tu es celui qui s’en fiche pas mal. tu es celui qui choisit avec qui il rentre le soir. pas l’inverse. tu n’es pas un choix parmi tant d’autres. tu ne préoccupes pas de ce que peuvent penser les média, le monde entier, ton père. tu es au dessus de tout ça. tu fais ta vie. comme bon te semble. tu évites le plus possible tout ce qui s’approche de trop près à une relation. les sentiments, les soucis, les questions. trop compliqué. trop casse-gueule pour toi. trop mature. tu aimes la simplicité. tu aimes la facilité. quand tout roule, quand tout va bien. et là c’est tout le contraire. parce-que luca il sait pas. parce-qu’il est perdu. parce-que tu as chamboulé son monde la semaine dernière. c’est nouveau et ça lui fait peur. et toi, tu peux comprendre. du moins essayer de comprendre mais ça te fait chier. ça t’énerve de subir ses sautes d’humeur. tu le trouves à la fois insupportable et sexy. et tu le détestes peut-être un peu de te faire ressentir ça. il est là le problème. le fond du problème. ces sentiments. ces trucs qu’il y a en toi. tu es habitué à l’indifférence. à ne pas faire attention. passer ton chemin. t’en foutre. mais t’arrives pas. pas avec luca. parce-que t’avais envie de tirer les cheveux de la nana qu’il embrassait, t’avais juste envie de les séparer. juste le fait de les voir si proches t’a rendu fou. et c’est dur. dur d’accepter ça. pour toi. parce-que pour une fois tu fuis pas. parce-que pour une fois tu n’arrives pas à fuir et à faire l’indifférent. alors tu décides de le laisser partir. si toi tu n’arrives pas, lui le fera peut-être. tu refuses d’être con. trop con pour le laisser gagner. trop con pour te faire marcher dessus.alors ton ton est froid. menaçant même. hors de question qu’il voit toute cette tempête qu’il y a en toi. ces vents contraires qui se déchaînent. la raison, la peur, l’angoisse, l’inconnu. beaucoup trop de sentiments que tu ne maitrises pas. « je veux pas faire comme si rien n’était arrivé. » ouf. tant mieux. tu t’empêches de souffler de soulagement. parce-que toi non plus. tu veux pas oublier. oublier ses lèvres contre les tiennes. oublier ses mains dans tes cheveux. oublier son corps contre le tien. sa chaleur. sa proximité. tout ce désir qui te consume à chaque fois qu’il est contre toi. tu veux y goûter de nouveau. le sentir. encore. le découvrir. davantage. « mais c’est trop compliqué. » ouai. c’est toujours compliqué. il est pas gay luca, tu devrais le savoir ezio depuis le temps. la première fois qu’il te l’a balancé en pleine face t’avais dix-sept ans. hétéro. hétéro. hétéro. ce mot qui résonne dans ta tête dès que tu le regardes. mais tes lèvres qui crient le contraire. parce-que tu sais que ça lui a plu. parce-que t’as senti qu’il te rendait ton baiser. et ça, c’était pas très hétéro. puis il se détache de toi. ses doigts qui relâchent ton t-shirt. il est nerveux. « j’arrive pas à savoir ce qu’il se passe dans ma tête. » et il est perdu. tellement perdu. et tu as envie de le prendre dans tes bras, de l’embrasser, de le rassurer. mais il faut que tu fuis. pour toi. pour te protéger. pour mettre de l’ordre dans tes propres pensées. si tu t’écoutais tu fermerais les yeux et l’embrasserais. parce-que tu en as réellement envie et parce-que tu détestes les conversations trop sérieuses. mais tu ne le feras pas. pas ce soir. tu vas être mature. essayer de l’être. essayer de faire ce qu’il faut faire. pour toi. pour lui. tu ne peux pas l’aider si tu l’embrasses alors qu’il n’a pas déjà digéré le truc. alors tu poses ta main sur son torse. tu le repousses légèrement. t’as besoin d’air, d’espace. entre vous. pour réfléchir, respirer, parler. son corps bien trop proche du tien. « mets de l’ordre. fais du yoga, du jogging. va voir quelqu’un. regarde sur internet. ce que tu veux. » tu parles vite. trop vite. tu dis n’importe quoi. beaucoup de mots qui franchissent tes lèvres. tu cherches juste à l’éloigner de toi. t’empêcher de l’embrasser de nouveau. bordel, ses lèvres… juste là. devant toi. non. non ezio. tu pars. laisse-le. lui et son esprit compliqué. cours. pars. laisse-le. ta main toujours sur son torse. elle te brûle. terriblement. il te suffirait juste de plier les doigts pour le ramener à toi. mais non. tu ne le feras pas. « reviens me voir quand ça sera moins compliqué. » ton ton est sérieux. tes yeux plantés dans les siens. tu ne craqueras pas. t’es fort ezio. « je fais pas dans le compliqué. je veux du simple. je veux pas que le mec que j’embrasse se barre en plein milieu de la nuit parce-qu’il est en pleine remise en question. » tu enlèves ta main de son torse. « si t’as aimé m’embrasser c’est que t’es peut-être pas si hétéro que ça, sorabella. fais toi une raison. » un petit sourire hypocrite qui glisse sur ton visage. ta main qui attrape ta carte de chambre. « amuse-toi bien avec.. avec tout ça. t'as pas mal de boulot. » puis tu glisses ta carte. et tu t’engouffres dans ta chambre. le dos collé contre la porte. tu respires enfin.
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Re: (lucio) they came from pain
Dim 12 Fév - 23:16


they came from pain
EXORDIUM.
luca, il n'est pas totalement certain de savoir comment réagir. il ne sait pas s'il doit simplement se laisser porter par cette vague de nouvelle sensation qui prend par de son corps à chaque fois que ses lèvres rencontrent celle d'ezio. il ne sait pas comment interpréter tout ça. il ne sait pas s'il doit prendre peur ou se laisser porter par le courant. il connaît la réputation d'ezio. il sait que c'est un tombeur. luca, il ne veut pas se retrouver comme un con, il ne veut pas être simplement un nom de plus sur la liste des conquêtes d'ezio. et dire que ce manège dure depuis leur adolescence. il ne sait plus quoi faire, luca, il est totalement perdu, complètement à l'ouest. luca, il cherche le regard d'ezio, sans trop savoir pourquoi, à la recherche de réponses, sans doute, d'une aide, de quelques sensations dissimulées. mais luca, il est pas vraiment doué pour tout ça et il est pas le meilleur pour lire dans le regard des autres. non, luca, c'est plutôt lui qui a un regard bien trop expressif ou toutes les émotions sont capables de se refléter. il retient un soupir, alors qu'ezio l'écarte à peine. une main sur son torse. une main qu'il aimerait sentir contre sa peau, parce que la peau du plus âgé semble déjà brûlante au travers du tissu. et luca, il se surprendre à vouloir sentir les mains d'ezio sur sa peau. il retient un soupir. « mets de l’ordre. fais du yoga, du jogging. va voir quelqu’un. regarde sur internet. ce que tu veux. » il a envie de rire, luca, il a envie de dire que c'est pas si facile que ça. que c'est même loin d'être aussi facile que faire du yoga. « reviens me voir quand ça sera moins compliqué. » c'est la première fois que luca il entends ezio être vraiment sérieux. qu'il distingue quelque chose dans sa voix, c'est la façon de parler d'un gamin, d'un mec qui veut pas être responsable, non, c'est vraiment sérieux. « je fais pas dans le compliqué. je veux du simple. je veux pas que le mec que j’embrasse se barre en plein milieu de la nuit parce-qu’il est en pleine remise en question. » il se pince légèrement les lèvres, luca, alors que la chaleur provoquée par la main d'ezio sur son torse le quitte soudainement. tout aussi soudainement que la main du plus âgé s'éloigne de son corps. « si t’as aimé m’embrasser c’est que t’es peut-être pas si hétéro que ça, sorabella. fais toi une raison. amuse-toi bien avec.. avec tout ça. t'as pas mal de boulot. » luca, il observe ezio s'engouffrer dans sa propre chambre. et il a envie de l'insulter. de lui dire de se la fermer ou il ne sait trop quoi. il a envie de crier et de taper dans un mur comme un enfant. il soupire finalement, récupérant sa propre carte pour rentrer dans sa chambre, abandonnant sa veste bien trop chère sur la chaise qui trône face au bureau ou luca a abandonné son ordinateur portable quelques heures plus tôt. il soupire, se débarrasse de son pantalon et récupère son portable avant de se laisser tomber sur le grand lit présent dans la pièce, les yeux fermés, une main posée sur son torse. « putain de merde. » qu'il souffle finalement avant de récupérer un coussin pour y enfouir son visage, retenant un cri de frustration face à cette situation impossible.

FIN

Re: (lucio) they came from pain



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